Ils produisent de la chaleur
2. Ils ne produisent pas assez de chaleur pour maintenir leur température supérieure à celle du milieu ambiant, au delà de un degré.
3. Leur température propre peut être voisine de 0*^ sans qu'ils cessent de vivre, de se mouvoir et de se nourrir.
Aniynaux hibernants et nouveau-nés . — Certains manimii'ères qui, lorsque la température est suffisamment élevée, se conduisent absolument comme les êtres de leur groupe, c'est-à-dire présentent une température fixe pour des écarts marqués du milieu ambiant, présentent au contraire les caractères des animaux à sang froid quand la température descend au-dessous d'un certain degré. Ce sont les animaux hibernants tels que la marmotte, le loir, l'ours.
Les nouveau-nés des mammifères se rapprochent des animaux hibernants, ils sont incapables de lutter contre le refroidissement, et leur température baisse très rapidement si on ne les protège pas. La physiologie du nouveau-né diffère en beaucoup de points de celle de l'adulte, et il doit découler de cette notion des idées importantes pour la médecine et l'hygiène.
Des jeunes lapins baissent en une heure de 15^ (W. Edwards) .
Les causes du refroidissement sont multiples : petitesse du volume et, par suite, grandeur considérable de la surface rayonnante par égard au poids total ; absence de fourrure ou de poils protecteurs ; enfin et surtout, absence d'un sy^stème nerveux régulateur de la chaleur.
Ces notions sont importantes, elles nous indiquent que le nouveau-né qui sort brusquement d'un milieu voisin de SS"^,
TIlKUMUMKTHll': HA
est un animal à sang froid, mais nn animal à sang froid qui a besoin davoir chaud. Chez les nouveau-nés avant terme, celte tendance est encore plus marquée, aussi n'est-ce qu'en les conservant dans des couveuses à 38*^ que l'on est parvenu à faire vivre ces petits êtres (Tarnier).
On peut subdiviser les animaux suivant leur fonction thermo-physiologique en deux groupes, avec des subdivisions (Richet).
, . , , . ; Oise;iux 42"
Anniiaux a temi)era- \ ,, .... , ..„ ^ : :..Ki!. . ! Maininncres (eu moyenne) . . . 39
I Homme .37'
turo invariable
Animaux à temi)cra luro variable. \
Meurent : ManuuitV'res el oi.seaux nouveau-ncs.
'A "iV \ • ' S'en^zourdissent : Hibernants.
Quand leur temi)cra- j ^^ ^"^ .,. „ ., ,
...... t oAo I Sont encore actits : Reindes, baira-
inre est nitcrieurea20° : ' . - „ *
ciens. poissons, mollusques.
Mesure des températures. Thermomètre. — On peut chercher la température au moyen de deux sortes d'appareils : le thermomètre, de beaucoup le plus employé, les aiguilles thermo-électriques, utilisées seulement pour des recherches délicates.
L'^s thermomètres peuvent être faits soit à l'alcool, soit au mercure. On préfère ces derniers pour les mesures exactes.
\Sn bon thermomètre doit répondre à plusieurs indications dont lune est essentielle et constante, et les autres contingentes. Etre exact ; par suite du travail du verre, les données d"un thermomètre, bonnes au moment de sa graduation, deviennent fausses ensuite ; il est donc nécessaire de le vérifier, soit avec d'autres appareils, soit par une vérification directe avec l'eau bouillante et la glace fondante si la longueur de l'échelle le permet : être sensible pour donner rapidement la température cherchée; enfin, suivant les mesures que l'on veut prendre, présenter une course assez longue de la colonne meï'curielle entre chaque degré pour qu'on puisse lire les dixièmes et quelquefois même les cinquafitièmes de degrés.
Les thermomètres médicaux vont généralement de 35 à 44". Un trait rouge indiquant le point de 37°, 50, quelques-uns sont à maxima.
Sur l'homme on prend jiresque toujours la température axillaire. Il est nécessaire pour avoir des données comparables de s'assurer que les parois de l'aisselle ne sont pas humides, que le contact est parfait, enfin de faire plusieurs lectures, le thermomètre restant en place pour s'assurer que la ménisque du mercure reste sta-
tionnaire. Un thermomètre médical, demande souvent dix nùnutes pour ai'river à l'ctat d'équilibre et donner })ar suite un cliiÛ'ri.' exact *. Un procédé assez commode est de chauffer le thermomètre en le plongeant dans Teau chaude à 42° environ, de l'essuyer cl de l'appliquer ensuite. Cette méthode dite pei' descensum est un peu plus rapide, mais il ne faut l'employer qu'avec des thermomètres munis d'une chambre supérieure pour éviter le bris de l'instrument si l'eau était à une température supérieui-e à 45°, il va de soi qu'on ne peut utiliser pour ce procédé un thermomètre ;'i maxima.
Les thermomètres à température locale constitués par des cuvettes aplaties de formes diverses que l'on applique sur la jieau ne peuvent que donner des résultats inexacts.
Claude Bernard. Heidenhain ont enqiloyé des thermomètres à cuvettes très minces, protégées par une garniture métallique terminée en pointe qui permettait d'introduii'e ces ap]3areils dans les masses musculaires. Enfin Kronecker et Meyer ont utilisé de minuscules thermomètres à maxima renfermés dans une capsule métallique et qu'ils faisaient avaler aux animaux ; quelques-uns même ont été introduits dans les vaisseaux et transportés ainsi dans le torrent circulatoire.
Appareils thermo-électriques. — On sait que lorsque deux lils ou deux lames de métaux diiicrents sont soudés en deux points de manière à fermer un circuit, il se produit une variation do
• Bien qu'à l'heure actuelle, le thermomètre centigrade i^uit pro^ijue seul employé, il est utile de counaitre les graduations des autres thermomètres employés, le Réaumur et le Fahrenheit.
Thermomètre Bcaumur. — Il comprend 80 divisions entre les points lixes identiques à ceux du thermomètre centigrade : glace fondante et eau bouillante.
Thermomètre Fahrenheit. — Le 0 correspond à la tempéi-ature dun mélange par parties égales de neige et de sel marin ; le point supérieur fourni par Icau bouillante est marqué 2ii. Le 100 correspond à la chaleur de la bouche de Ihomme. Le 32 au 0 du centigrade. L'équation suivante permet de faire les calculs :
T ~ 4 ~ "J Ainsi pour 37» centigrades on aurait :
Pour ramener en mesures centigrades il suffit de multiplier par 5- le degré Réaumur et par 9 le degré Fahreinheit, après a\oir retranché 3:i du chill're lu.