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TOPOGRAPHIE THERMIQUE

]i()(enticl électrique. Chaque fois ([ue les soudures sont soumises à (les variations thermiques, et pour des variations assez faibles, l'intensité des courants ainsi formés est proportioimelle à la dillV>i-ence de température des deux soudures, si Tune d'elles est maintenue dans un bain k température constante, il est alors facile par une lecture galvanométrique de connaître les variations de température de l'autre.

Fig. 40. — Schéma d'un circuit Ihermo-électriciue. <;, fil de cuivre. — F, fil de fer rcuai par deux soudures S, S. — G, galvanomètre.

Les aiguilles alïectent des foi^mes variables. Utilisées pour la ])remière fois, par Becquerel en 1837, elles ont été modifiées depuis, et l'on emploie surtout les aiguilles à soudure cylindrique de d'Ai*sonval avec le galvanomètre apériodique du même auteur, ce qui jiermet de mesurer des difierences de température supérieure à un cinq millième de degré. Outre l'exquise sensibilité, cette méthode a surtout l'avantage de donner des résultats instantanés, il n'existe pas de temps perdu appréciable comme avec les thermomètres même les plus sensibles.

Topographie thermique. — La température de la peau est bien inférieure à la température centrale ; elle est du reste fort variable, et très souvent dilfère pour deux régions symétriques : Davy donne les chiffres suivants, qui ne peuvent être pris qu'à titre d'indication :

Plante du pied 32»,26

Jambe en avant 33°, 05

Mollet 33°,05

Creux poplité 35°

416 CllALELR ANIMALE

Il est plus important de coniiaitre les cliticrences de température des régions profondes et notamment des diverses parties du système circulatoire. Claude Bei-nard et d'Arsonval ont poursuivi cette recherche et déterminé ces températures avec une lirot'ondrprécision, en utilisant, soit des thermomètres à mercure à petite cuvette que l'on pouvait introduire dans les vaisseaux du chien. S')it encore avec des sonde-s thermo-électriques qui permettent une ])lus grande pi'ccision.

Les sondes thermo-électriques étant placées Tune dans Taorte abdominale, l'autre dans la veine cave inférieure, on constate une diticrence d'un demi-degré en faveur du sang artériel, mais si l'on pousse plus loin les deux sondes, cette dift'érence diminue jiour devenir nulle à la hauteur des veines rénales, il y a alors .ég"^lité de température entre le sang artériel et le sang veineux. Plus près encore du cœur, au-dessus des veines sus-hépatiques, le sang veineux présente un excès d'un demi-degré sur le sang artériel, c'est à ce niveau que le sang atteint sa température maximum 39", 7. Dans le cœur même, la diticrence, faible il est vrai, est en faveur du cœur droit qui présente un léger excès -de deux dixièmes de degré environ. On peut diviser au point de vue de la temiiélature, le territoire vasculaire en trois zones.

1" Zone périphérique. — L? sang veineux, par suite de son passage à la périphérie est jdus froid que le sang artériel.

2" Zone centrale depuis les veines rénales jusque et y compris le cœur, le sang veineux est plus chaud que le sang artériel.

3" Zone pulmonaire. — Le sang artérialisc des veines pulmonaires, refroidi avec son contact avec l'air, est jilus froid que le sang noir des artères.

Température de Vhormne. — La température de Thomme est la plus basse de tous celles des mammifères : 37*^.

L'étude de la température chez l'homme sain montre qu'il existe des variations assez considérables sous l'influence de causes multiples que nous allons étudier.

Si l'on prend la température d'un homme un certain nombre de fois dans la journée, on trouve pour cet individu une moyenne qui est constante pour chaque syclinaire (période de vingt-quatre). Cette moyenne qui est chez l'un de S?'', 02, chez un autre de 37'^, 16 peut être désignée sous le nom de coefficient thermométrique.

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