calories
On trouve ainsi 2.227,000 calories en supposant que toutes les graisses et les féculents ont été brûlés complètement et réduits en eau et acide carbonique et que les albumino'ides ont subi pour un tiers la transformatien en urée.
METHODES CALORIMÉTRIOLES 425
ivmjdit^ (le glace. Le poids de la glace fondue indiquait la (juanlilé de chaleur fournie par l'animal, étant connu la chaleur de fusion de la glace. En 10 heures, le cochon d'Inde détermina la fusion de 13 onces de glace (397^',8), mais Lavoisier reconnut que ce chiflVe était trop fort « parce que les extrémités du corps de l'animal se sont refroidies dans la machine, et les humeurs que la chaleur a évaporées, ont fondu, en se refroidissant, une petite quantité de glace et se sont réunies à l'eau qui s'est écoulée dans la machine ». Lavoisier et Laplace évaluent à 2 onces la correction nécessaire, ce qui fait 322^'. 7 la quantité de glace fondue par le cobaye.
Dans les mesures calorimétriques, les auteurs ont cherché à calculer la quantité de chaleur émise en mesurant soit l'élévation de l'eau du calorimètre (Dulong, Despretz, Senator, Wood\ ou du bain 'Liebermeister, Kernig. Hattwig). soit en prenant le poids de glace fondue (^Lavoisier et Laplace). La chaleur spécifique de l'eau étant relativement considérable, une erreur même faible dans la lecture des températures entraîne une erreur assez forte dans l'évaluation des calories dégagées ou fournies par l'animal. L'air, au contraire, a une chaleur spécifique très faible, et il était très naturel d'utiliser cette propriété dans les mesures calorimétriques.
Aussi a-t-on substitué à ces méthodes, lacalorimétrie à air (d'Arsonval. Richet, Rosenthal) qui a surtout l'avantage d'être très simple et qui repose sur le principe suivant :
Si un animal est enfermé dans une enceinte à double paroi, la chaleur rayonnante émise par lui va échauffer la double paroi qui l'entoure ; alors l'air qui est contenu va s'échauffer et par conséquent se dilater. De sorte que pour mesurer la chaleur émise, il suffira de mesurer la dilatation de l'air contenu dans la double enceinte.
L'appareil consiste donc en une double enveloppe métallique variant de forme avec les auteurs, l'animal est placé au centre, et la chaleur émise par lui échautTe le matelas d'air