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INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE EXTÉRIEURE

produisant dans la dilatation des vaisseaux péiij)h»jriqucs. L'iniluenrc oxercce par la circulation sur les sécrétions de la

Fig.50. — Courbe indiquant la quantité de chaleur produite en une heure par un kilof/ramme de lapin. — Sur l'ordonnée inférieure sont marquées les températures. — Sur l'ordonnée latérale sont indiquées les quantités de chaleur produite, représentée en centimètres cutjes d'eau (I ce. = 83 calories). — On voit nettement qu il V a pour la radiation calorique un optimum qui répond à 14°.— D'après M. Cli. Ricliet. Arch. de\Physiolofjie (1885, fig. 2).

peau, source puissante de refroidissement, vient augmenter les résultats obtenus par l'iri^igation des tissus. La régulation

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(le la chaleur est encore obtenue par la voie pulmonaire ; récliaun'ement de l'air expiré et la vaporisation de la vapeur d'eau exhalée absorbant chez un homme de constitution moyenne et dans les conditions normales, lo 650 calories par heure. Il suffit d'augmenter le nombre des respirations et par suite la quantité d'air qui va s'échaulTer dans les poumons pour faire accroître ce chiffre.

La régulation de la température s'obtient encore et simultanément par une modification dans les phénomènes chimiques de combustion interstitielle. Presque tous les observateurs depuis Lavoisier ont constaté que les échanges respiratoires augmentent d'intensité, quand la température s'abaisse. Pfluger admet qu'il y a un maximum de production de chaleur à la température la plus basse compatible avec le maintien delà température interne, et un minimum de production à la température la plus haute possible dans les mêmes conditions.

Cette courbe régulière n'est pas admise partons cependant^ Page et Fredericq admettent qu'il existe pour chaque animal un minimum dans l'activité thermogénétique, minimum qu'il fixe pour l'homme habillé à 18°, 25° pour le chien (Page).

Toute température supérieure ou inférieure aurait pour effet d'augmenter les combustions internes. Si dans la lutte contre le froid, l'organisme peut lutter en produisant plus <le calorique; dans la lutte contre la chaleur, il n'aurait pas la ressource de restreindre cette production, et il ne pourrait lutter qu'en suractivant les causes de déperdition : évaporation cutanée et pulmonaire, dilatation du système vasculaire périphérique, etc. Les résultats obtenus avec la méthode calorimétrique sont loin d'être concordants. Loin de trouver un minimum concordant avec les mesures des échanges respiratoires, les méthodes calorimétriques dans les mains de Richet, de Langlois, de Sigalas, ont donné un maximum dans la radiation vers 14^ pour le lapin, 11^ pour le cochon d'Inde, IS*" pour l'enfant.

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Par »niel mécanisme celle régulation est-elle obtenue? On sait que les tissus consomment d'autant plus d'oxygène que leur température est plus élevée (P. Bert, Rcgnart). Pour expliquer la suractivité de la lliermogénèse par le froid, il faut admettre, nécessaiieniimt , une action réllexe ayant pour point de départ les terminaisons sensitives thermiques de la peau et retentissant sur les centres nerveux (Plluger).

La fièvre. — ; L'élévation de la température au-dessus de la normale suflit pour spécilier et délinirla fièvre (Jaccoud). Nous avons vu plus haut à quelle température pouvaient -"élever les fébricitants.

Mais si tous les autenrs admettent, avec quelques modiiications que la fièvre est caractérisée spécialement par une élévation durable de la température, les opinions varient beaucoup lorsqu'il s'agit d'expliquer cette élévation thermique.

La constance de la température normale tient à l'équilibre établi par l'appareil régulateur entre la production de calorique par rayonnement ou évaporation. — Dans la fièvre, il y a rupture de cet équilibre, l'observation thermométrique l'indique clairement, mais les variations sont-elles dues à une diminution dans la déperdition ou à une exagération dans la production.

Ces deux opinions ont été soutenues, et on peut réunir en trois groupes les hypothèses et les théories construites pour expliquer l'hyperthermie.

1"^ La production de chaleur reste normale, mais les pertes qui se produisent par les surfaces pulmonaires et cutanées sont diminuées. — C'est la théorie par rétention.

2° Les pertes de chaleur ne sont pas modiliées. mais la production de calorique est notablement accrue.

3*^ Une troisième théorie éclectique admet l'augmentation simultanée, mais inégale, de la production et de la déperdition de calorique, de telle sorte que les pertes même aug-

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