AUTRES FONCTIONS DU PROTOPLASMV
les amibes actuelles sont des frajimenls des premières qui ont existé. Toutefois Viinmortalitt^ des organismes unicellulaires est chose relative et conditionnelle, et beaucoup d'entre eux meurent parle froid, la chaleur, la dessiccation, rinfluence des milieux contraires, etc. (Voir les Essais sur rhérédité de Weismann, et \ Essai sur la vie et la mort, de A. Sabatier, où sont résumées les vues de Goette, Maupas, Delbœuf, Minot, etc.) Les cellules de l'organisme meurent toutes, mais telles — la cellule nerveuse — meurent plus vite que d'autres — la cellule à cils vibratiles par exemple.
Le protoplasma se reproduit. — Se? modes de reproduction sont très variés : la reproduction peut avoir lieu par division, la cellule se divisant en deux ou plusieui-s cellules ivoir les traités d'embryologie : segmentation) : cette division peut se faire à l'intérieur de l'enveloppe cellulaire (formation endogène) ou en dehors, et, dans ce cas, on dit qu'il y a gemmation. Dans beaucoup de cas. chez les masses protoplasmiques pourvues d'un noyau, la segmentation commence par le noyau : il y a caryokinèse, c'est-à-dire une série de phénomènes très compliqués se passant dans le noyau avant que la cellule ne se divise. Il n'y a pas lieu d'insister ici sur ces phénomènes dont la description se trouve dans les traités d'histologie et d'embryologie. (Voir les travaux de Strasburger. Balbiani. Guisnard. etc.)
Si, aux faits qui précèdent, nous ajoutons que la cellule meurt au bout d'un certain temps qui varie d'ailleurs, nous voyons, en résumé, que le protoplasma nait, se développe, se nourrit, absorbe, excrète, respire, se reproduit, se meut, est doué de sensibilité et d'irritabilité, — l'une suppose l'autre, — en un mot. il nait. il vit et meurt, tout comme l'organisme le plus développé, la difterence étant de degré, mais non de nature. La cellule est donc véritablement un abrégé de l'organisme polycellulaire plus développé, et nous ne trouverons, dans l'étude de ce dernier, rien qui diffère