VERNISSAGE DE LA PEAU
En dehors de ce rôle réj^'ulatcur (ini lient, aux variations de la vascularisation cutanée, la peau exerce un nMe dans la production de la chaleur, par son action sur la circulation et la respiration qui «ont deux des importants facteurs de la calorification. Mais on conçoit combien l'étude de ce rôle est chose difficile, en considérant que les excitations qui agissent sur ces deux fonctions agissent aussi sur l'état de vascularisation de la peau, et que cette simultanéité d'action compromet l'interprétation des faits. Je me bornerai à rappeler les études de Quinquaud, montrant combien, sous l'influence d'excitations cutanées thermiques, les phénomènes intimes de la respiration varient considérablement en intensité.
En somme, par les variations de la déperdition cutanée , par les différentes influences réflexes qu'exercent les excitations cutanées sur la respiration et la circulation, la peau représente un organe des plus importants dans le réglage de la chaleur animale, en présence des excitations tant cutanées que d'origine non cutanée.
On comprend, étant donnée la mnltiplicitc des fonctions cutanées, qu'une entrave au libre exercice de celles-ci constitue un grave danger. Et pourtant on ne s'explique pas encore le mécanisme des accidents qui surviennent lorsque, par exemple, Ton enduit le tégument d'un vernis imperméable. L'expérience a été bien des fois répétée depuis Fourcault, qui fut un des premiers à la faire : on a pu examiner mieux les phénomènes qui en résultent, mais l'opinion sur la cause des accidents n'est pas encore faite. Pour Senator, le vernissage de la peau chez l'homme est exempt d'inconvénients, dans la mesure où il a pu le pratiquer, et dans les cas (pathologiques) où il l'a exécuté. Mais Senator est seul de son avis. Tous les expérimentateurs qui ont opéré sur les animaux ont vu se produire de graves accidents, même quand la surface vernie est faible (un sixième de la surface totale), avec les symptômes suivants : dyspnée, hypothermie, ralentissement cardiaque et respiratoire, jiaralysie et convulsions, congestions internes nombreuses. Quelle est la cause de la mort ? On a parlé de la suppression de la perspiration cutanée et d'un empoisonnement consécutif. Pourtant le sang n'est pas toxique : on peut le tranfuser impunément à un animal sain. Edenhuizen croit <'i un empoisonnement par l'am-