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COMPOSITION DE LA SUEUR

ferme :990 eau; 5 matières extractives dont d/2 ou 1 d'urée, 5 sels minéraux, dont 4 de NaCl.

On dit couramment que la sueur est un liquide acide. Ceci n'est pas tout à fait exact. Dès 1844, Donné montrait que la sueur axillairc est alcaline ; Robin et Andral suivaient l'exemple de Donné peu après. Robin et Bernard, après Favre montrèrent que la sueur d'abord acide devient souvent neutre, puis alcaline, ce qu'on expliquait en attribuant l'acidité de la sueur à un acide volatil qui disparaît rapidement. En 1878, Trumpy et Luchsinger virent que la sueur du chat est alcaline : ils étendirent leurs recherches à l'homme et conclurent que, chez lui aussi, elle est alcaline : son acidité initiale serait due à des acides gras de la matière sébacée. Vulpian et d'autres confirment le fait pour l'homme, le chat, le chien, le cheval. Tandis que Trumpy etLuchsinger invoquent les acides gras de la matière sébacée pour expliquer l'acidité de la sueur, Andral et Donné expliquent l'alcalinité de la sueur axillaire par des principes alcalins, que fourniraient ces mêmes glandes. En somme, la question n'est pas tranchée, mais de toutes façons on ne peut dire que la sueur est invariablement acide.

On a étudié l'influence de diverses conditions sur la réaction de la sueur. Lorsque la sueur est abondante, elle est d'abord acide, puis alcaline. V alimentation n'a pas d'influence, ainsi que l'ont vu Bernard, puis Moriggia, Fubini et Ronchi : elle en a, on le sait, sur la réaction de l'urine. Les médications alcalines, au contraire, agissent beaucoup, sans doute, par élimination d'une plus grande proportion de sels alcalins. La sueur varie d'acidité selon les sujets, d'où la différence souvent frappante de l'odeur de chacun, car en même temps que l'acidité varie, la peau excrète en proportion diverse des acides sudoraux nombreux : formique, butyrique, caproïque, acétique, et l'acide sudorique hypothétique de Favre. (La sueur ne renferme guère de gaz ; cependant on y trouve de l'acide carbonique : nous avons parlé

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plus haut de celte exhalation, peu importante cVailleurs.) Dans quelques cas l'odeur de la sueur est due à de la putréfaction de répithélium desquamé, à des médicaments (copahu, térébenthine, cubèbei, à une insuffisance de l'excrétion urinaire (odeur urineuse), à des états pathologiques (suette, rhumatisme, typhus, etc.) ; à l'alimentation (ail, oignons), au milieu, à l'habitat (palefreniers). Enfin il existe souvent des cas de sueur fétide localisée. On ne sait à quoi attribuer ce phénomène. Les uns invoquent la décomposition du cuir des chaussures (pour la sudation des pieds) ; d'autres, la présence de valérianates (d'où viennent-ils, et pourquoi?); d'autres encore des matières grasses, etc. Quelques auteurs regardent cette affection comme héréditaire : il en est aussi qui croient dangereux de supprimer ces émonctoires, et recommandent de ne pas chercher à guérir cette infirmité.

La sueur contient j)arfûis des matières colorantes ichromhidrose). Les unes sont dues à une transsudation sanguine, d'autres à des affections cutanées, à des microbes divers. Diverses matières minérales et organiques sont éliminées par la sueur. Tels sont Tarsenic, le mercure, le plomb ('?), des graisses, de l'urée (dont la proportion varie de 1/2 à 2 1/2 et plus p. 1000, sous l'influence de la pilocarpine, ce qui est un fait singulier) (non les urates , ni l'acide uriquei, l'ipéca, le camphre, les éthers, lopuim, l'acide tartrique, la quinine, etc. Il est à noter que la pilocarpine, agent .sudorifique par excellence, ne passe pas dans la sueur.

La sueur renferme des bactéries, mais elles ne viennent pas de la sueur : elles viennent du dehors, de l'air, de l'eau, de toutes choses, par exemple des pièces de monnaie sur lesquels elles se trouvent en grande quantité. Il en est vraisemblablement de même pour les microbes pathogènes. Pourtant Fr. Franck semble enchn à admettre la possibilité de l'élimination microbienne par la sueur, ce qui, comme il le fait observer justement, donnerait alors c une significa-

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