PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE DES MUSCLES
Chacun sait ce qu'est un muscle : c'est une masse généralement plus longue que large, le plus souvent de coloration rouge — chez les animaux supérieurs — formant la viande des animaux de boucherie, et douée, à l'état vivant, de la propriété de revenir sur elle-même, de se raccourcir de telle façon que les points sur lesquels s'attachent les deux extrémités du muscle se rapprochent Tun de l'autre, d'où un mouvement généralement amplifié par le fait qu'une de ces extrémités s'insère sur un levier osseux ; le raccourcissement n'est guère que de 1/5^ de la longueur totale sur le muscle, in situ ; mais le muscle tétanisé sur le myographe peut se raccourcir des 2/3. Il y a des mouvements très rapides comme il en est de très lents ; il y a des muscles de différentes sortes, mais en somme leur propriété caractéristique, la contractilité, présente partout un certain nombre de traits communs généraux.
Cils vibratiles, mouvements des végétaux. — Le mouvement est propre à tous les êtres vivants ; mais il présente des degrés. Les jeunes cellules, et même beaucoup de cellules fortement différenciées, présentent souvent une motilité très marquée. Les plantes ont une certaine motilité propre, témoin les vrilles de la vigne, par exemple, et les plantes volubiles et grimpantes. Mais, chez elles, le mouvement est effectué non