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RESPIRATION ET NUTRITION DU MUSCLE

surloul dos sels de pulasse, dont la toxicité est bien cunnue, après les nombreuses recherches laites ces dernières années : nul n'ignore que c'est en raison de la toxicité de la potasse qu'on substitue souvent — dans les médications prolongées — les sels de sodium aux sels de potassium. Roger {Soc. Biol., 1891, p. 727) a montré que l'extrait de muscle jouit d'une certaine toxicité.

Le muscle, neutre au repos, devient acide par raclivité (acide lactique qui, d'après Janowski, se présenterait en quantité décuple).

Respiration et nutrition du muscle. — Ce point a été touché au chapitre Respiration^ mais nous donnerons ici quelques détails complémentaires sur cette fonction, en même temps que sur la relation entre la respiration et le travail du muscle.

Un muscle frais — comme tout autre tissu vivant d'ailleurs — abandonné dans une atmosphère contenant de l'oxygène, s'empare de ce gaz, et dégage de Facide carbonique. P. Bert a montré que le muscle est le tissu dont la respiration est la plus active, et qu'il absorbe d'autant plus d'oxygène (ju'il en a une plus grande quantité à sa disposition, dans certaines limites du moins, car dans une atmosphère contenant 50 ou 60 p. 100 d'oxygène le muscle atteint sa production maxima de CO- : il est inutile d'augmenter la teneur en oxygène, l'excrétion de CO- diminue. L'activité de la respiration varie avec la température ; elle augmente de 0 à 50*^^ et surtout de 20 à 50° ; au delà de 50° et parfois même de 40° la respiration est moins active (Regnard). Cette absorption d'O et le dégagement de CO- ne sont pas les seuls signes de l'activité vitale du muscle : llelmholtz a cherché à doser les matières extractives du muscle au repos et du muscle en activité, et il a obtenu des chiffres qui semblent très précis, mais différant fort peu en somme (1,33 de matières extractives dans le muscle actif, contre i dans le muscle au repos). Ce résultat a toutefois son importance, car il prouve que durant l'activité du muscle celui-ci ne consomme guère de

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matières albuminoïdes (d'où dérivent les matières extractives) : c'est une erreur de croire que l'exercice appelle une alimentation très azotée. En effet, comme Ta montré Voit, la production d'urée — dernier terme de la désassimilation des albuminoïdes — n'est pas accrue par l'exercice musculaire : qu'est-ce donc qu'une différence de 0,0i entre le repos et l'exercice, et qui tirera quelque conclusion du fait qu'au repos l'excrétion d'azote est — dans une des expériences de Voit et Pettenkofer — de 12,26, et de 12,27 durant l'exercice? Au surplus, la teneur des phosphates et sulfates est sensiblement la même au repos et durant l'activité, et si, pendant l'activité, il y avait consommation notable d"albumine , l'excrétion de ces sels devrait être manifestement accrue. Enfin , remarquez que les herbivores , qui agissent pourtant et produisent beaucoup de travail , n'excrètent guère d'azote (Traube), et surtout, considérons la célèbre expérience de Fick et Wislicenus qui prouve que le travail dégagé durant leur ascension du Faulhorn est bien supérieur à celui que représente l'urée excrétée par eux. Donc, ce ne sont pas — comme le voulait Liebig — les matières albuminoïdes qui brûlent durant la contraction musculaire. Pourtant, il est certain que le travail musculaire s'accompagne d'une légère augmentation dans la production de Furée; Parkes, Ritter, Pavy, d'autres encore l'ont constatée, tout en notant qu'elle est faible, et surtout qu'elle n'est pas proportionnelle au travail exécuté. L'opinion qui nous parait la plus acceptable, en ce qui concerne l'interprétation de ce fait, est celle de Hermann, d'après qui l'urée n'est produite en plus grande quantité que si le muscle est épuisé et se détruit en partie ; si l'exercice n'est pas de nature à épuiser le muscle, la production d'urée ne s'accroît point. D'autre part, il faut bien remarquer que les expériences relatives à la production de l'urée, pendant le repos et pendant l'exercice, n'ont de valeur que si le régime azoté est le même ; car on sait que la consommation d'une plus grande quantité d'albuminoïdes à elle

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