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CONSOMMATION DE SL'CRE PAR LE MUSCLE

iiion que l'absorption d'O et l'excrétion de GO^ sont proportionnelles au travail du muscle.

Nous avons dit que le muscle consomme de l'oxygène et du sucre. Nasse et Weiss ont vu diminuer le glycogène par les exercices musculaires, et le curare et la section des nerfs moteurs qui amoindrissent la vitalité du muscle, déterminent une accumulation de glycogène dans ce tissu : le glycogène n'étant pas consommé se présente en plus grande abondance que cela n"a lieu normalement ^ Ce sucre, comme Chauveau Ta montré au cours d'études qui se sont prolongées depuis la découverte du glycogène jusqu'à une date très récente, ce sucre se détruit sans cesse dans les capillaires, dans les tissus, d'où dégagement de chaleur , mais c'est surtout dans les organes en activité, comme on les voit en étudiant le sang qui revient de ces organes, que la destruction de glycogène est considérable. « Pendant le travail qui s'accomplit dans les organes en état d'activité physiologique, la quantité de glycose qui disparaît dans le système capillaire devient plus considérable; elle est proportionnée à la suractivité des combustions excitées par la mise en jeu des organes, c'est-à-dire qu'il y a peu de sucre consommé en plus dans les organes où ces combustions sont peu augmentées, comme dans les glandes, et qu'il y en a beaucoup dans les organes, comme les muscles, où la suractivité des combustions est grande. » (Chauveau : Le Travail Musculaire et V Energie qu'il représente^ 1891.)

' Du moment où le sucre est l'alimeut par excellence du muscle, on comprend i[ue tout travail musculaire exagéré demande une consommation plus considéralile de sucre ou d'hydrocarbonés. On comprend aussi, étant donnée la faible valeur alimentaire de l'alcool, que Bunge ait écrit les lignes suivantes : k On voit donc quelle folie c'est de la part de l'homme que de jeter les hydrates de carbone du raisin et du grain en pâture aux cellules de la levure pour absorber leurs excréments. Leurs fruits, les baies, le lait sont dénaturés de cette manière. On n'a pu sauver un seul hydrate de carbone des mains avides des spéculateurs d'alcool... Croit-on vraiment que Ihomme civilisé et le champignon de la levure soient liés par les liens de la symbiose pour que l'un se nourrisse des excréments de l'autre? >> (Bunge : Cours de Chimie Biologique, 353.)

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Et c'est un corollaire bien intéressant de renoncé précédent que cette conclusion que « le foie est le collaborateur indirect des muscles dans l'exécution des mouvements » {loc. cit.. p. 259). Il convient d'ajouter, — et ceci est important à propos des objections de Hermann, Ludwig et Schmidt. dont il vient d'être parlé — que Chauveau a bien démontré par ses expériences auxquelles a collaboré Kauffmann. sur le muscle releveur de la lèvre et sur le masséter chez le cheval, que le muscle en travail reçoit plus de sang que le muscle au repos, et que l'activité des échanges respiratoires est plus considérable chez le premier que le second. Au repos, le releveur de la lèvre reçoit par heure 10,5 fois, en sang, le poids du muscle: en travail, il reçoit 51 fois son poids de ce liquide (il reçoit donc 4 fois plus de sang) ; au travail il absorbe 20 fois plus d"Û qu'au repos; et il exhale 100 fois plus de CO*. Durant le travail, le muscle excrète plus d"0 (par C0-) qu'il n'en absorbe; au repos, il en absorbe plus qu'il n'en exhale ; et cet 0 en excès s'accumule sans doute sous forme de matériaux qui brûleront lors du travail ; c'est ce qui explique l'excès d'O excrété sous forme de CO- durant le travail par rapport à l'absorption d'O. Ce sont là des faits |d'une haute importance ; et si de ce fait, que les combustions respiratoires sont, durant le travail, le triple de ce qu'elles sont au repos, on rapproche cet autre fait que la quantité de glycose disparue du sang est triple durant le travail, par rapport à ce qu'elle est au repos, on arrive à la conclusion que le glycogène et le glycose sont bien les substances dont se nourrit et que brûle le muscle. Mais on remarquera que le muscle brûle surtout le glycose du sang : le glycogène contenu dans le muscle même est brûlé dans une proportion bien moindre. En somme, la plus grande partie de la chaleur et de l'énergie produites par un muscle en activité provient de la combustion du glycose apporté par le sang: la plus petite provient de la combustion du glycogène musculaire. Le sucre est l'aliment musculaire par excellence, car, nous l'avons dit, les

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