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PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES DE LA CONTRACTION

énorme des insectes et d'autres invertébrés. Notons cependant que si le rendement en travail est de 25 p. 100 pour Helmhollz,il n'est que de 12 p. 100 pour Ch. Richet et Hanriot.

Phénomènes électriques de la contraction. — Le muscle qui se contracte produit de la chaleur et du travail, avons-

Fig. 79. — Représentation schématique des électrodes impolarisables PP, placées dans le circuit galvanomctrique AV, formé par un muscle reposant sur ses surfaces transversales longitudinales ; tt coussinets des électrodes. II, III, autres dispositions du muscle. IV, Electrodes à pointes.

nous vu; il produit encore de l'électricité. Isolez un gastrocnémien de grenouille, avec son nerf : amenez le bout coupé du nerf au contact du muscle, et le muscle se contracte : un courant électrique dont le muscle est le siège a excité le nerf, d'où contraction du muscle (Galvani). Ou bien encore, prenez un muscle frais, coupez-le en travers et reliez la surface

de section et la surface longitudinale par deux fils avec un galvanomètre ; il se produit une déviation indiquant le passage d'un courant. Si au galvanomètre on substitue un téléphone (Hermann), la plaque de ce dernier entre en vibration, d'où un son. Il faut toutefois faire oltsprver que, si ces cou-

Fig.80. — Schéma des tensions clectinques du muscle, M, cylindre musculaire. Les lignes vei'ticales indiquent les tensions positives (+) de la surface longitudinale ; les lignes pointillces lioi*izontales indiquent la tension négative ( — ) de la sui"f;ice transversale de section. Les courants sont d'autant plus forts qu'on relie les points des deux surfaces correspondant aux lignes les plus élevées (l'équateur de la surface longitudinale au centre de la surface transversale) et d'autant plus faibles qu'on relie les points donnant naissance aux lignes les moins élevées.

rants électriques existent réellement on n'est point d'accord sur les conditions de leur production. Ilermann déclare nettement qu'ils ne s'observent point sur le muscle intact, normal, mais n'existent que si celui-ci est lésé, et dans ce cas la surface longitudinale est toujours positive, et la surface lésée, négative. Par contre Du Bois-Reymond pense que ces courants existent toujours dans le muscle tant intact que lésé. Ni l'une ni l'autre surface ne sont également positive ou négative en tous les points, La tension est plus forte pour la surface positive à l'équateur du muscle, sur la ligne circulaire à égale distance des deux surfaces de section (étant

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