ANIMAUX ÉLECTRIQUES
vivants, sans doute en raison de leur activité chimique, cri de toute chaleur, de tout travail, et de toute électricité organismes.
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Animaux électriques. — Différents animaux jouissent de la propriété de produire des quantités d'électricité considérables, appréciables sans instruments spéciaux, et capables de donner la mort. Tels sont les silures, les raies, les
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gymnotes, les torpilles. Walsh (1762) a le premier montré l'identité entre les commotions de la torpille et celle de l'électricité. De nombreux expérimentateurs ont montré que ces animaux sont pourvus d'appareils spéciaux recevant des nerfs considérables, et formés de prismes gélatineux séparés les uns des autres (500-1200 prismes par organe électrique chez la torpille) par des cloisons. Certains insectes semblent posséder aussi des appareils électriques, mais le gymnote, la torpille ont les appareils les plus développés, et la commotion en est formidable : elle peut paralyser un cheval. La décharge électrique se fait sous l'inOuence de la volonté ; elle diminue d'intensité avec la répétition, et augmente par le repos. On peut la provoquer en excitant le bout périphérique du nerf coupé, et même en excitant un point quelconque du corps par un réflexe qui échappe, car il persiste quand les centres nerveux ont été enlevés. Si l'on isole les fibres nerveuses du nerf, on constate que l'excitation de chacune d'elles détermine une décharge limitée à certaines parties de l'organe ; pour avoir une décharge totale, il faut exciter la totalité du nerf. D'après Marey, il semble que la décharge de la torpille consiste en une série de décharges élémentaires dont le nombre diminue à mesure que l'animal s'épuise, ou dont la force décroit. Il y a un temps perdu d'un centième de seconde environ entre Texcitation et la décharge. L'activité de l'organe électrique diminue avec le froid et augmente avec la chaleur ; la strychnine détermine une série de décharges en quelque sorte convulsives ; le curare ne semble paralyser Forgane que tardivement et difficilement. Grehant et Jolyet ont vu que la décharge double ou triple la production d'urée dans l'organe électrique. 11 est curieux de noter que la décharge des poissons électriques qui tue les autres poissons, — et c'est à paralyser leur proie que leur sert leur organe, — est sans action sur l'individu qui décharge son appareil et sur les individus de même espèce. Cette immunité n'a pas encore été expliquée