PAROLE
combinaison des harmoniques avec le son fondamental que résulte le timbre d'un son.
Helmholtz et Kienig ont démontré que c'est précisément la voix humaine qui est la plus riche en harmoniques; d'où cette grande diversité de timbre des différentes voix humaines. Les harmoniques se forment en partie sur les cordes vocales elles-mêmes. Celles-ci, mises en branle sous l'influetice du courant d'air expiré, donnent naissance à des vibrations d'espèces différents ; il existe des timbres divers du son glottique. Mais ce sont surtout les cavités situées audessus de la glotte, pharynx, cavité buccale, etc., qui concourent par la formation d'harmoniques nouvelles à donner une si grande variété de timbres, on distingue dans l'étude du chant, le timbre clair du timbre sombre, mais les différences de mécanismes de ces variétés n'ont pas encore été suffisamment établies.
Parole. — L'appareil laryngé est capable d'émettre des sons, mais pour que ces sons deviennent articulés, se transforment en parole, il faut l'aide des autres parties qui constituent l'appareil phonateur.
Ce sont les parties sus-laryngiennes, la bouche, la langue, les lèvres, l'arcade dentaire qui, outre les modifications de timbres déjà indiquées, transforment le son laryngien en son articulé, en parole.
L'intervention des cordes vocales n'est pas indispensable pour la parole; dans le chuchotement, dans le parler à voix basse, la glotte interligamenteuse reste fermée et l'air passe par la glotte intercartilagineuse, et ce sont les organes supérieurs qui déterminent seuls le son perçu. Mais comme cet effet ne peut être obtenu que par une dépense considérable d'air, le chuchotement est fatigant. Toutefois les auteurs n'admettent pas tous une passivité complète des cordes vocales. Czermack soutient au contraire que ces cordes contribuent à rémission des sons dans la voix basse.
Voyelles et consonnes. — La parole se compose essentiellement de voyelles et de consonnes. Il suffira de rappeler quelques-unes des définitions qui ont été données pour indiquer les caractéristiques de chacune d'elles.
Les voyelles sont des sons, les consonnes sont des bruits.
Les voyelles peuvent être émises seules, les consonnes exigent le concours des voyelles. On peut se rattacher à la définition physiologique suivante :
Les voyelles sont des sons, produits par les vibrations des cordes vocales, renforcées et modifiées par des harmoniques formées dans les parties supérieures du tube phonateur.
Les consonnes sont des bruits qui prennent naissance dans les parties supérieures du tube phonateur et sont renforcées par les vibrations laryngées.
Voyelles. — Dans l'émission des voyelles, le larynx et la cavité buccale apportent chacun leur concours. Helmholtz, qui est le créateur de la science physiologique de la parole, a montré qu'en plaçant une série de diapasons devant la bouche au moment de la prononciation des différentes voyelles, à chacune d'elles correspond la vibration d'un diapason donné. Ce qui signifie que pour chaque voyelle, les cordes vocales présentent un nombre de vibrations différent, c'està-dire une hauteur de son dilïérente ^ Mais le larynx donne le son fondamental avec une série de sons partiels provenant de la formation de nœuds dans les cordes vocales; c'est la cavité buccale qui, en se modifiant, présentant ainsi une série de résonnateurs différents, modifie les harmoniques. On conçoit en effet que les différentes formes données à la bouche par les mouvements des lèvres et la langue, donnent lieu à
' A l'aide d'appareils spéciaux niimmés résonnateurs. Helmholh a montré que si l'on a une série de résonnateurs et qu'on les approche d'un diapason en vibralion, on trouve pour l'un des résonnateurs un renforcement du son supérieur à ceux donnés par les autres. C'est que ce résonnateur est accorSé pour le son émis
par le diapason.