VOYELLES
une série de résonnateiirs différents, qui ne sont accordés que pour certains sons, soit fondamentaux, soit partiels.
Fig. 95. — ^Modification de la cavité buccale dans la prononciation des voyelles.
Au point de vue phonétique, voyelles et diphtongues doivent être confondus, et on peut ainsi admettre six voyelles :
OU 0 A É I U. Ainsi, dans rOU , Torifice buccal est étroit, la cavité allongée, la langue légèrement aplatie en avant. Dans ri, les lèvres sont encore peu ouvertes, mais la cavité raccourcie par ce fait que la langue vient se coller au palais. Dans l'A que l'on considère comme la voyelle primitive et l'observation du premier langage des enfants tend à le prouver, les lèvres sont écartées, la langue complètement effacée.
Consonnes. — Les consonnes sont des bruits, qui ne peuvent se faire entendre distinctement par eux-mêmes, il faut donc le concours d'une voyelle, c'est-à-dire d'un son. Ce qui caractérise la formation des consonnes, c'est qu'elles son t produites grâce au passage de l'air dans une partie rétrécie de la région phonatrice supérieure. Certaines parties de cette région, la langue en se portant sur la voûte palatine, ou sur les arcades dentaires, les lèvres en se rapprochant forment de véritables glottes temporaires susceptibles de rendre un bruit sous l'influence du courant d"air expiré.
On a groupé les consonnes suivant leur processus de formation en gutturales^ linguales et labiales et suivant que l'émission de l'air se fait avec explosion, par un courant continu ou avec tremblement, on a obtenu la classification suivante :
[ Explosives b j)
Labiales. ] Continues fv m
f Tremblotante r
!' Explosives] ha Continues j ch Tremblotantes r f
i Explosives t d
Linguales. Continues s n l
\ Tremblotante r
La consonne r a surtout pour caractéristique le tremblotement ou la vibration. Les consonnes wî, n. pourraient être
CONSONNES 6i3
i,froiipécs à part, car dans leur formation, la cavité nasale entre en jeu par suite de l'abaissement du voile du palais, et elles constituent le groupe des consonnes nasales : nasale gutturale N, G, nasale labiale M, nasale linguale M.
Technique. — L'étude des sons articulés a été faite au moyen de plusieurs procédés.
Marey et Rosapelly ont enregistrés simultanément les vibrations du larynx, les mouvements des lèvres et les mouvements du voile du palais. Quant aux mouvements de la langue, on n'a pu encore les inscrire par suite de leur variété, on peut simplement se rendre compte des points ou des régions qui viennent toucher la voûte palatine, en recouvrant la langue d"un enduit coloré qui laisse une trace sur les points correspondants touchés (procédés des empreintes colorées).
Le phonautographe de Scott permettait d'inscrire les vibration > produites en parlant devant une membrane tendue possédant un stylet inscripteur. Le phonographe d"Edison, le graphophone sont les perlectionnements de cet ai:)pareil primitif, qui permettent non seulement d'inscrire les vibrations produites, mais de reproduire la parole, en déterminant les vibrations d'une membrane.
Les flammes manomé triques de Kœnig permettent de rendre visibles les vibrations de l'appareil phonateur pour les différents sons. L'opérateur parle dans un entonnoir et les ondulations viennent agir sur une petite flamme qui subit ainsi des oscillations, on recueille l'image de cette flamme sur un miroir tournant avec une certaine vitesse. On voit alors que chaque son, chaque voyelle détermine une image lumineuse spéciale, qui est sa caractéristique.
L'organisme est constitué par une infinité d'organites, de cellules différenciées, qui doivent être en relation, en connexions intimes les uns avec les autres. Or, cette relation est établie par le système nerveux qui est essentiellement un appareil d'harmonisation et de régulation.
C'est grâce à ce système que toutes les fonctions retentissent l'une sur l'autre, que tous les éléments d'un même corps vivant sont intimement unis, et qu'une cellule retentit sur toutes les autres et toutes les autres retentissent sur elle (Ch. Riche t).
La complexité de cet appareil est forcément en rapport avec la complexité même et la différenciation que présentent les individus. Au bas de l'échelle, chez les êtres à cellules non différenciées, il ne saurait y avoir de système nerveux, mais aussitôt que l'évolution des cellules pour des fonctions différentes se manifeste, on voit apparaître cet appareil. Dans l'hydre d'eau douce, par exemple, constituée par deux feuillets cellulaires accolés, on distingue des cellules ectodermiques , disséminées dans le feuillet superficiel et qui paraissent jouer à la fois le rôle de cellules sensitives et de cellules contractiles.
Ces cellules, dites neuro-musculaires (Kleinenberg), sont le premier indice de différenciation. Les deux grands appareils de la vie de relation : système nerveux et système muscu-