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STRUCTIRE DU SYSTÈME NERVEUX

laire, sont encore confondus ; mais si l'on s'élève plus haut, chez les autres cœlentérés même, la distinction est désormais établie. Les cellules nerveuses disséminées d'abord dans l'ectoderme tendent à se grouper, à se relier entre elles par des fibres commissurales.

Du groupement de ces cellules résultent des amas ganglionnaires qui, peu à peu. abandonnant la région ectodermique d'où elles dérivent, iront former de véritables centres nerveux. Chez les astéries, les échinodernes, on trouve autour de l'orifice buccal un anneau nerveux avec des renflements ganglionnaires. Chez les mollusques, ces renflements ganglionnaires tendent à se rapprocher pour constituer chez quelquesuns de ces êtres, chez les céphalopodes en particulier, des masses nerveuses, qui, par leur volume, leur complexité, peuvent être comparées aux centres nerveux des animaux supérieurs. Nous ne pouvons ici suivre l'évolution du système nerveux dans la série des êtres, il nous faut renvoyer aux traités d'anatomie comparée. Ce qu'il importe de retenir, c'est la formation d'un axe central, de plus en plus central et perfectionné que l'animal est plus élevé, et la prépondérance de plus en plus marquée de la partie supérieure de son axe, jusqu'au terme ultime actuellement : l'appareil cérébro-spinal de l'homme.

Structure du système nerveux. — Le système nerveux se compose essentiellement de deux appareils élémentaires : la cellule nerveuse et la fibre nerveuse.

Dans les centres nerveux, les amas de cellules nerveuses en connexion avec les fibres constituent la substance grise, alors que l'agglomération des fibres nerveuses forment dans ces centres la substance blanche. Ces éléments sont maintenus et fixés dans un substratum constitué par un tissu connectif spécial : la névroglie.

Cellules nerveuses. — La cellule nerveuse est constituée par une masse protoplasmique chargée de pigment contenant

un noyau avec nucléoles*. La forme est des plus variables, elle émet un ou plusieurs prolongements qui permet de les distinguer en cellules unipolaire, bipolaire, multipolaires. La cellule apolaire n'existe pas, on ne conçoit pas d'ailleurs une cellule nerveuse isolée totalement. Ces prolongements se ramilient et se résolvent en un réseau fibrillaire, {réseau nerveux de Gerlach), à l'exception de l'un, qui reste simple, et va se continuer avec une libre nerveuse. C'est leprolongement cylindraxe ou prolongement de Deiters. Mais, d'après Golgi. le prolongement de Deiters ne donnerait pas toujours lieu à la formation d'une fibre nerveuse, dans certains cas, il se ramifie et se disperse en fines branches comme les autres prolongements. On a supposé que ces derniers avaient pour objet de'réunir les cellules nerveuses entre elles ; ..es recherches histologiques ne permettent pas d'être affirinatif.

Les cellules nerveuses ont des dimensions assez variables. Petites généralement , elles atteignent , dans certaines régions des cornes antérieures près d'un dixième de millimètre et on peut les distinguer alors sans le secours du microscope. La dimension des cellules nerveuses dépendrait a-t-on dit, de la longueur du filet nerveux qui est en continuité avec son cylindraxe. Les cellules des cornes aniérieures de la moelle qui sont volumineuses, celles qui correspondraient aux nerfs des extrémités des membres.

Myélocytes. — A côté des cellules nerveuses, on trouve d'autres éléments cellulaires, plus petits, désignés par Robin sous le nom de myélocytes, constitués presque en totalité par un noyau que recouvre une mince couche de proloplasma. Ces éléments ont été considérés comme des cellules nerveuses embryonnaires.

' Nous renvoyons ici aux trait<is d'histologie pour l'élude de la constitution du proloplasma et du noyau des cellules ner\euses. Les recherches récentes ont démontré dans ces deuv éléments l'existence d'un réticulum fibrillaire dont la constitution est loin d'être élucidée. (Flemniing, Ranvier, Schultze.)

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