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VITESSE DU COURANT NERVEUX

des distances différentes de son insertion dans le muscle, on peut en notant la différence entre les deux temps perdus de la contraction musculaire, calculer le temps nécessaire à la vibration pour parcourir le tronçon compris entre les deux points excités. Méthode d'Helmholtz.

Ilelmlioltz a trouvé 30 mètres par seconde ou plus exactement 27^,25.

M. Chauveau a trouvé pour les grands mammifères une vitesse beaucoup plus grande, 65 mètres pour les nerfs de la vie de relation; pour les nerfs, au contraire, qui se rendent aux muscles lisses, tels que le pneumogastrique, la vitesse tomberait à 8 mètres.

Mais il est loin d'être établi que la vibration nerveuse procède avec une vitesse égale, les recherches de Munk, de Chauveau. conduisent à penser au contraire que cette vitesse n'est pas uniforme, qu'elle est essentiellement variable, peut-être même présentant un mouvement retardé. Cette vitesse enfin varie suivant une série de facteurs : l'intensité des excitants, la température, l'état physiologique du nerf, etc.

Vitesse du couinant nerveux sensitif. — La vitesse du courant nerveux sensitif a fait l'objet de nombreux travaux imités de ceux de Schelske. Or, il a été prouvé péremptoirement (Ch. Richet, A. M. Bloch) que la méthode de Schelske est erronée. Cette méthode consiste à mesurer le temps qui sépare une excitation cutanée d'un mouvement volontaire, toujours le même, signalant la sensation. En portant l'excitation sur des régions différentes du corps. Schelske et ses imitateurs raisonnaient ainsi : rien n'a changé dans les diverses épreuves, sauf les longueurs des nerfs centripètes, donc, les différences observées mesurent le temps du transport nerveux centripète. Cette conclusion est fausse, les temps des réactions cérébrales varient suivant les régions excitées, M. Bloch a employé une méthode tout autre, basée sur la persistance des sensations tactiles. Il a donné 132 mètres

par seconde pour la vitesse du courant nerveux sensitif. Ses expériences contestées, mais non réfutées n'ont pas été infirmées expérimentalement, et ses résultats numériques demeurent seuls debout, car tous les autres, sans exception, relèvent de la méthode de Schelske.

La différence considérable qui existe entre la vitesse de la vibration nerveuse et celle de la vibration électrique dans les fils métalliques, a été invoquée pour différencier ces deux vibrations. Mais cette écart est loin d'être aussi considérable quon le supposait, la conduction électrique dans les conducteurs organiques est très lente (Beaunis), et l'on peut arriver à ralentir considérablement la propagation de l'électricité uVArsonval).

De l'irritabilité et de l'excitabilité du nerf. — Nous n'avons pas à revenir ici sur la différence entre l'irritabilité et l'excitabilité.

L'irritabilité est la propriété fondamentale du nerf comme de tout tissu vivant : Texcitabilité est la mesure du degré de l'activité nerveuse.

Sur beaucoup de points, les nerfs se conduisent comme les les muscles. Il est donc inutile d'insister et de répéter ce qui a été dit à propos des muscles.

Le nerf est irritable par lui-même, indépendamment du sang qu'il contient et de ses connexions avec toute autre partie du système nerveux.

Quand on coupe un membre, on peut constater que. pendant un certain temps, les filets nerveux de ce membre, excités par un courant électrique déterminent des contractions musculaires. Chez les animaux à sang chaud, cette résistance du nerf est assez courte. Brown-Séquard a vu chez les lapins la sensibilité persister environ vingt-deux minutes, trente- Jeux minutes chez le chien, quarante-cinq minutes chez le cobaye (deux heures même chez le lapin Richet). On peut observer cette insensibilité en faisant sur soi-même l'anémie

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