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VOIES MÉDULLAIRES MOTRICES ET SENSITIVES

pas seulement des différences de degrés et qui suivent dans la moelle des voies ditTérentes. Il y a lieu de distinguer la sensibilité tactile, la sensibilité à la douleur, enfin la sensibilité thermique.

Les résultats acquis montrent que la sensibilité tactile, la sensibilité générale en y comprenant la sensibilité musculaire suivent les cordons postérieurs Schiff), et en partie, d'après Ludwig et Woroschiloff, le faisceau sensitif latéral du cordon latéral.

La sensibilité à la douleur suivrait une tout autre voie : l'axe gris médullaire, la destruction de ces régions produisant l'analgésie sans anesthésie.

Les fibres sensitives de la moelle passeraient presque immédiatement dans la moitié opposée de la moelle. Brown- Séquard reprenant une expérience de Galien montre qu'une section longitudinale de la moelle amène l'insensibilité dans les deux côtés conservés. Cette donnée est contredite, au moins en ce qu'elle a d'absolue, par Vulpian et Woroschilof.

Les faisceaux pyramidaux qui passent, partie (faisceau direct, cordon de Turckl dans le cordon antérieur, partie (faisceau croisé) dans les cordons latéraux, transmettent les incitations motrices conscientes. La décussation du faisceau pyramidal se faisant au-dessus de la moelle, toute section des cordons latéraux amène une paralysie du côté lésé.

Les cordons latéraux servent encore de conducteurs aux actes inconscients qui ont leur origine dans le mésencéphale ; actes respiratoires, action vaso-motrice, cilio-spinales, etc.

On a admis que les incitations pour les mouvements épileptiques convulsifs passaient par la substance grise. C'est là un point fort discuté.

A Coté de la transmission motrice nous devons signaler l'action d'arrêt. Nous verrons plus loin que les centres supérieurs jouent vis-à-vis des centres inférieurs médullaires un rôle modérateur, frénateur ou inhibiteur. C'est par Tinter-

SYSTEME CEREBRO-SPINAL

médiaire des cordons antérieurs que celte action inhibitrice a s'exercerait d'après quelques au-

teurs.

Les centres médullaires. — Action réflexe. — Les cellules de la masse nerveuse médullaire constituent des centres, capables de transformer les sensations sensitives en excitations motrices. La moelle est le siège par excellence des actions dites réflexes. C'est donc ici qu'il faut étudier cette action.

Définition de l'acte réflexe. — Une excitation périphérique d'un nerf sensible qui détermine un mouvement de réponse.

Par définition même on voit que dans une action réflexe, il faut envisager trois termes : i'^ l'excitation extérieure qui par l'intermédiaire des nerfs sensitifs va exciter les centres nerveux ; 2^rexcitation des centres nerveux qui reçoivent l'ébranlement puis le transforment, le modifient et par l'intermédiaire des nerfs moteurs le communiquent aux muscles ; 3*^ la contraction des muscles.

Dire qu'un réflexe est un mouvement accompli sans qu'on ait conscience de ce mouvement est une défini', ion évidemment fausse.

S'il en est ainsi, en effet de la

Fig. 99. — Enti'e-croiseinent des pyramides. — Schéma représentant le passage des faisceaux delà moelle dans la pyramide bulbaire. (^Tes- TUT, Anatùiaie.)

a. protubérance annulaire. — 6, bulbe, vu par sa face antérieure.

— c, entre-croisement des p\Tamides. — 1. faisceau pyramidal direct. — 2, faisceau )v,amidal croisé. — 3, faisceau so.isilif, — 4, faisceau commissural longitudinal.— 3, plan antérieur de la pyramide (moteur). — 6, plan moyen fsensilif). — 7, plan postérieur (commissural).

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