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ACTIONS REFLEXES 6M

plupart des actes réflexes, quelques-uns qui rentrent cependant dans ce cadre sont nettement perçus tel réternuemenl, la toux, la déglutition, le frisson.

Historique. — Descartes (1640), le premier, a conçu le mécanisme de l'action réflexe, et, dans une figure curieuse, il schématise la marche des esprits animaux, en montrant le mouvement que fait un homme qui se brûle.

Willis, en 1699, prononce le mot de réflexion, mais les données scientifiques sont encore trop vagues, et il faut arriver à Prochaska, en 1784 , pour trouver une théorie générale des actions réflexes, que Haller n'avait pas vue.

Legallois, en 1811, montre enfin que c'est dans la moelle qu'il faut chercher le centre de ces mouvements involontaires qui persistent après la séparation d'avec les centres supérieurs ; mais il est toujours guidé parles idées de centres volontaires, et il faut arriver à Flourens pour trouver une différenciation fondamentale entre le cerveau, centre des mouvements volontaires et la moelle épinière qui préside aux mouvements réflexes.

Marshall-Hall et J. Muller, en 1833, établissent d'après les faits connus la doctrine des actions réflexes, enfin Volkmann, Pflugers, Donders, Vulpian et tant d'autres multiplient les expériences et posent les lois des actes réflexes.

Généralité des réflexes. — Les actions réflexes sont un des phénomènes les plus généraux de la physiologie, et presque tous les mouvements se rattachent au mécanisme réflexe. Les fonctions intellectuelles elles-mêmes ne sont que des modalités de l'axe réflexe simple; presque tous les actes vitaux en effet ne sont que la transformation d'une impression sensitive en un mouvement, tels pour les phénomènes de la nutrition : la déglutition, le péristaltisrae des intestins: pour la circulation : les différents phénomènes vaso-moteurs.

Les organes des sens également n'entrent en jeu que sous l'inlluence d'une excitation.

Chez tous les animaux on constate des réflexes, soit que ces derniers aient pour centre un système central nettement défini comme chez les animaux supérieurs, soit que ces centres soient disséminés en de petites masses ganglionnaires. Chez les animaux inférieurs, les actions purement réflexes sont les seules appréciables, tels les mouvements perçus sur des tronçons de lombrics, d'annélides, des fragments de méduse.

Siège de V action réflexe. — Robert Whyte avait déjà indiqué que la transformation du sentiment en mouvement se fait dans la moelle épinière, en montrant que, si après la décapitation, on obtient encore des mouvements chez une grenouille dont on excite la patte, ces mouvements disparaissent qaund on détruit toute la moelle au moyen d'un stylet lin.

La moelle renferme de la substance blanche et de la substance grise. La première est essentiellement conductrice, c'est dans la substance grise qu'il faut chercher les centres des actes réflexes. Entrevue par Legallois, démontrée par Grainger en 1837, elle a été mise en évidence chez les mammifères par Brown-Séquard.

Toute la colonne grise n'est pas susceptible cependant de produire des mouvements réflexes, la partie terminale ne parait pas posséder de centres. C'est du moins ce qu'établirait une expérience de Sanders-Ezn qui montre qu'après la section de la moelle chez la grenouille, à la hauteur de la première dorsale, on n'observe plus de réflexe, bien qu'il reste encore une certaine quantité de substance grise.

Les centres cérébro-spinaux sont capables d'engendrer des actes réflexes. Claude Bernard avait cru pouvoir démontrer Texistence de centres réflexes également dans les ganglions du

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