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EXCITANTS DES RÉFLEXES

rand sympathique, notamment dans le ganglion sous-maxil" liire. L'excitation du nerf lingual sur lacorde du tympan passe rait normalement par le bulbe, mais il avait montré que cette action persistait quand on coupait les deux filets nerveux centrifuges et centripètes près du bulbe. Schiff et Eckhard • •nt montré qu'il existe dans l'extrémité du lingual des filets; récurrents qui appartiennent à la corde du tympan et que par suite, dans l'expérience de Cl. Bernard, c'étaient ces filets]^ t'"est-à-dire la corde du tympan elle-même, qui était directement excitée.

L'action tonique exercée par les cellules ganglionnaires du -ympathique, si bien mise en évidence par Vulpian pour l'iris, -emble cependant permettre de concevoir l'idée de l'existence d'une action réflexe dans les amas ganglionnaires.

Excitant des réflexes. — E.ccitants mécaniques. — L'excitation mécanique, choc, pincement, quelquefois un simple contact, détermine l'apparition des mouvements réflexes. Sur une grenouille décapitée, si on lui a injecté une dose très faible de strychnine, le moindre contact sur la peau fait naître un mouvement réflexe très net.

Souvent même, chez un animal dont les centres cérébraux (centres modérateurs) sont supprimés, on voit une excitation mécanique produire des phénomènes réflexes vaso-moteurs; alors même que cette excitation serait trop faible pour déterminer une sensation sur un animal intact (Freusberg).

Il y a lieu de remarquer que Tintensité des mouvements^ déterminés par les excitations mécaniques ne croit pas avec l'intensité de ces dernières. Chez la grenouille décapitée, le -impie attouchement fera autant que le pincement énergique de la patte. Au contraire on est conduit à admettre que les excitations tactiles (mécaniques faibles) excitent mieux la moelle que les excitations douloureuses (mécaniques fortes).

Excitants chimiques. — Toutes les substances caustiques

sont susceptibles de déterminer des mouvements réflexes. Plus facilement que pour les impressions tactiles, on peut graduer leur intensité en employant par exemple des solutions à des degrés de dilution différente. On voit ainsi que pour une substance donnée, il faut un certain degré de concentration pour obtenir un réflexe, que ce mouvement réflexe est d'autant plus énergique et qu'il se produit d'autant plus vite que la solution est plus concentrée. Le mouvement réflexe, dans ce cas d'excitation chimique, est généralement double. Le premier mouvement est rapide, précoce, limité à un groupe de muscles, puis il est suivi d'un second mouvement plus généralisé, tétanique et durable (Sanders-Ezn).

Excitants thermiques. — La chaleur comme le froid détermine des mouvements réflexes, sur la grenouille les réactions seraient plus nettes avec le froid qu'avec la chaleur (Tarclianofl*). Les excitants thermiques énergiques, telle qu'une forte chaleur ne paraissent pas jouir d'un grand pouvoir d'excitation sur la moelle. Une brûlure n'amène pas un mouvement plus énergique qu'un simple pincement. Notons toutefois que chez certains malades atteints d'affection de la moelle (paraplégiques, ataxiques), le contact d'un corps chaud fait apparaître des mouvements réflexes plus énergiques que ceux obtenus par le pincement.

Excitants électriques. — L'excitation électrique présente pour l'étude des réflexes un certain nombre d'avantages. Il est facile de la régler, soit en augmentant le nombre des piles, en intercalant des résistances, variations de l'intensité, delà tension, s'il s'agit de courants de piles, soit en rapprochant la bobine induite de la bobine inductrice quand on emploie les courants induits. Il est facile en outre d'enregistrer le moment où l'excitation est produite et par suite le retard, le temps perdu du mouvement réflexe occasionné. Sur le tronc nerveux, un choc d'induction unique est généralement insuffisant pour provoquer un réflexe, il est iiéces-

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