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EXCITANTS DES RÉFLEXES C

saire de multiplier les excitations qui deviennent efficaces, même avec des intensités moindres.

Il est plusieurs règles qui s'appliquent à tous les excitants des réflexes.

i*^ L'excitation directe sur les troncs nerveux est souvent inefficace, alors que l'excitation des terminaisons périphériques éveille raclivité de la moelle. C'est comme s'il y avait aux extrémités nerveuses des appareils de renforcement.

2^^ C'est le changement dans l'intensité de l'excitation, la variation brusque de l'énergie de l'excitation qui détermine le mouvement réflexe. La grenouille décapitée que l'on trempe dans un bain dont on élève progressivement la température de 15 à 45'^ ne retirera pas sa patte, alors qu'elle le ferait si on la plongeait brusquement dans le bain à 45'^ De même si on ajoute lentement de l'acide à un bain d'eau ordinaire, ou encore si on augmente sans secousse et lentement Tintensité d'un courant électrique ou sa tension,

Tonicilé et spontanéité de la moelle. — La moelle peut-elle déterminer des mouvements spontanés, existe-t-il en irn mot une spontanéité de la moelle, ou bien tous les mouvements observés sont-ils occasionnés par une excitation sensitive.

€ette question est loin d'être résolue. Il est évident que alors même qu'aucune excitation apparente n'existe, il part de la moelle des incitations qui ont pour etîet d'entretenir le tonus musculaire. La séparation complète du muscle avec les centres médullaires faisant disparaître immédiatement l'état tonique du muscle. Mais on peut objecter qu'il existe toujours à l'état normal une série d'excitations qui, pour ne pas être appréciables à nos moyens d'études, n'en existent pas moins : excitation par l'air, par les contacts, par les mouvements et les réactions chimiques internes, etc. De sorte que le tonus ne serait qu'un phénomène réflexe.

On peut encore admettre que les changements quantitatifs

et surtout qualitatifs du saug qui irrigue les cellules nerveuses de la moelle constituent un excitant. C'est ainsi que l'on a expliqué l'action des centres bulbaires sur la respiration. Ce n'est plus là, il est vrai, un mouvement réflexe, l'excitation centripète faisant défaut, mais il n'est pas permis non plus, dans ce cas, de parler de spontanéité au sens rigoureux du mot.

Tonicité du système vaso-moteur. — L'action tonique de la moelle ne s'exerce pas seulement sur le système musculaire de la vie de relation, mais encore sur le système vasculaire. La moelle entretient une certaine tonicité de l'arbre vasculaire. Si l'on sépare les centres supérieurs du bulbe, on constate par suite du traumatisme une diminution dans la pression artérielle, mais la pression présente encore une certaine hauteur alors qu'elle tombe très bas quand on fait porter la section au-dessous du bulbe (Goltz). Cette expérience montre bien qu'il part du bulbe une influence nerveuse tonique qui maintient un tonus vasculaire marqué.

Il ne faudrait pas cependant conclure de cette expérience à un centre tonique unique, localisé dans le bulbe. La pression, déjà basse, baisse encore si, après avoir supprimé le bulbe, on détruit toute la moelle, en employantjpar exemple le procédé de Gley : injection d'eau chaude sons pression dans le canal médullaire, il existe donc encore dans la moelle des cellules nerveuses qui agissent sur la tonicité du système vasculaire : en poussant plus loin cette étude analytique, on voit que l'action tonique est encore plus générale, que toutes les cellules nerveuses en dehors de celles de l'axe cérébrospinal possèdent une certaine activité tonique. On obtient encore en effet des variations de pressions chez des animaux dont l'axe cérébro-spinal est complètement détruit, par l'action de certaines substances (Gley).

Lois des réflexes. — On appelle lois des réflexes les condi-

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