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LOIS DES RÉFLEXES

lions principales suivant lesquelles peuvent s'exercer ces mouvements.

Ces lois sont connues sous le nom de loi de Pfluger. Suij vaut M. Ch. Richet, on peut admettre deux lois fondamentales et deux lois accessoires.

Loi de la localisation. — Si l'on excite une région sensible, le premier mouvement réflexe qui se produit porte sur les muscles voisins de la région excitée.

Une excitation légère sur la patte d'une grenouille décapitée détermine un mouvement réflexe localisé dans la patte excitée.

Un grand nombre de réflexes restent ainsi localisés : Le réflexe palpébral, mouvement du muscle orbiculaire de la paupière quand la conjonctive est touchée; réflexe gastrique, l'excitation de la muqueuse de l'estomac détermine simplement la sécrétion gastrique.

Loi de Virradiation. — Si l'excitation est plus intense, ou si la moelle est plus excitable (par la strychnine par exemple) le mouvement ne reste plus localisé dans la région excitée, il y a irradiation vers les autres régions. Toutefoiscette irradiation semble suivre certaines lois.

C'est ainsi que pour une excitation modérée, il y a mouvements réflexes dans les muscles homologues du côté opposé. La grenouille décapitée, après une excitation plus forte que dans le cas précédent relèvera d'abord la patte touchée, puisensuite la patte correspondante de l'autre côté.

Dans certains cas d'affections médullaires où la moelle est très excitable, un mouvement réflexe déterminé par l'excitation d'un membre peut être accompagné ou suivi d'un même mouvement du membre homologue (Vulpian).

Si l'excitation est plus forte, le mouvement se propage dans les autres régions et il y a d'abord irradiation transversale, mouvement dans les parties homologues, puis irra-

diation longitudinale, mouvement dans les parties situées sur le même côté.

Loi de la coordination. — Les mouvements réflexes semblent être appropriés à un but, ce sont en définitive des mouvements de délense : occlusion de la paupière, toux consécutive à l'irritation pharyngée, etc.

Une expérience classique de Piluger, modifiée par Auerbacli, montre cette coordination et soulève le grand problème physiologique de la conscience médullaire.

Sur une grenouille décapitée, on dépose avec un agitateur une goutte d'acide acétique en haut de la cuisse, près de l'anus. Le membre postérieur se contracte et le pied vient ainsi toucher, frotter le point irrité. On coupe la patte, l'animal contracte encore le tronçon, puis après quelques efforts, l'autre patte entre en mouvement et le pied vient toucher l'endroit attaqué par l'acide, ce sont bien là des mouvements coordonnés et défensifs.

Aussi devant ces faits, Yulpian fait-il remarquer que l'opération physiologique qui donne lieu aux mouvements réflexes ne se borne pas à une simple transmission de l'excitation centripète aux cellules motrices : il y a quelque chose de plus compliqué. Mais quoi !

Robert Whylt, Pfluger, Auerbach, Talma arrivent à admettre une certaine conscience vague dans la moelle. Legallois voyait dans la moelle un deuxième centre volontaire.

Un certain nombre de mouvements réflexes coordonnés, les syncinésies réflexes de Yulpian peuvent s'expliquer, par l'ébranlement de centres moteurs médullaires communs qui mettent en mouvement les groupes musculaires correspondant à ce centre, mais cette conception n'explique pas les mouvements d'adaptation, mouvements qui paraissent exiger un certain raisonnement si vague et si faible sojt-il.

Loi de V ébranlement prolongé. — Une excitation isolée peut provoquer non seulement un mouvement réflexe unique

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