LOIS DES RÉFLEXES
OU généralisé, mais encore une série de mouvements qui se répèlent pendant un certain temps.
('.lie/ une grenouille décapitée une forte excitation électrique de la moelle donne lieu à une série de secousses irrégulières qui tendent à prendre la forme du tétanos (Marchanda
Si la grenouille a reçu de la strychnine, une excitation très légère produit les mêmes résultats. On voit dans ce cas que l'ébranlement communiqué à la moelle se continue, longtemps après que l'excitation a cessé d'agir. C'est ce que M. Ch. Riche t caractérise par le vieil adage modifié : sublata causa, non tollilur effectus.
Quelquefois, on note chez les malades des effets analogues, le choc prérotulien détermine une série de mouvements réflexes de la jambe, qui peuvent même aller en s'exagérant et prendre le caractère de la trépidation épileptoïde.
Vitesse des actions réflexes. — Ilelmholtz, le premier, a mesuré la vitesse des actions médullaires, il a trouvé que cette vitesse était douze fois moindre que celle de la transmission dans les troncs nerveux. Wundt a cherché quel était le temps perdu de l'action réflexe dans la moelle. Son principe^, est le suivant. On excite une racine sensitive et on enregistre la contraction du muscle. Le temps qui s'écoule entre l'excitation de la racine sensitive et la contraction du muscle se compose de deux facteurs A -f- B. L'un peut être déterminé par une expérience ultérieure ou antérieure. C'est le temps perdu dépendant de la transmission motrice et de la contraction du muscle. Si l'on déduit du temps perdu observé, cette donnée, on obtient le temps perdu de l'action réflexe.
Elle serait de 0"008 à0"015 par seconde chez la grenouille (Wundt), de b''05 chez l'homme (Exner). La durée de l'irradiation transversale serait plus longue que celle de l'irradiation longitudinale.
Cette vitesse est d'ailleurs très variable, elle est proportionnelle à Fintensité de l'excitant et à l'excitabilité de la moelle. La strychnine diminue le temps perdu, dans Tataxie au contraire il est considérablement augmenté et il est même appréciable sans appareil il").
Influence des centres nerveux supérieurs. — Les centres nerveux supérieurs exercent une action modératrice sur les centres médullaires, ils agissent en diminuant l'excitabilité de la moelle et par suite les mouvements réflexes. Ce sont des centres modérateurs (Seaechenoff).
Une expérience simple démontre nettement cette action modératrice. Une excitation électrique ou autre qui. chez une urenouille normale, n'amène aucune réaction dans la région excitée, déterminera au contraire un mouvement réflexe énergique si Ton décapite l'animal.
Chez rhomme les réflexes se produisent mieux pendant le sommeil alors que l'activité psychique est endormie. La volonté enfin, c'est-à-dire les centres supérieurs, peuvent s'opposer à la réalisation d'un mouvement réflexe, tels que la toux, l'éternuement. L'irritation de la moelle par suite même de la section bulbaire a été invoquée pour explique i l'irritabilité exagérée de la moelle après la décapitation, mais cette excitabilité persiste longtemps après l'opération et quand les etïets dus aux phénomènes inflammatoires ont dû disparaître (Schiff). L'hémisection de la moelle détermine une exagération de la sensibilité i^hypéresthésie) et ■ des mouvements réflexes dans le côté opposé iBro\vn- Séquard),
Suivant la théorie des centres modérateurs encéphaliques, on devrait constater une diminution de l'excitabilité médullaire quand on détermine l'activité de ces centres.
Les résultats obtenus sont loin d'être probants, nous en dirons autant des expériences de LangendortT, de Bœttcher, qui tendraient à faire admettre que les excitations sensitives