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INFLUENCE DES CENTRES SUPÉRIEURS

en maintenant les centres nerveux cérébraux dans un certain état de tonicité, retentissent ainsi sur la moelle et modèrent ses elTets. La section des nerfs optiques, la destruction du tympan, chez la grenouille, permettrait d'observer un croassement (rénexe laryngé) que l'on n'observe que sur les grenouilles décapitées.

L'absence des centres modérateurs céphaliques chez les nouveau-nés expliqueraient leurs réflexes faciles et leurs convulsions spinales ?

Les adversaires des centres modérateurs céphaliques expliquent l'accroissement de l'irritabilité médullaire par le traumatisme (voir plus haut), par une diminution dans le retard des transmissions intra-centrales, les impressions sensitives ne passant plus dans le cerveau, se réfléchissent immédiatement sur les cellules motrices de la moelle (Yon).

On peut observer une diminution de l'activité réflexe de la moelle dans d'autres conditions. Une excitation périphérique forte suffit pour amener Tarrèt ou la diminution des autres réfiexes.

Le conseil vulgaire de pincer fortement la queue d'un chien pour lui faire lâcher immédiatement ce qu'il tient dans la gueule, repose sur ce fait.

Des conditions qui modifient les actions réflexes. — Influence de la circulation sanguine. — La moelle peut conserver ses propriétés après la séparation avec les centres supérieurs, cette constatation facile à faire avec des animaux à sang froid (grenouilles et tortues^, peut être réahsée également avec des mammifères. Des chiens ont survécu plusieurs années après une section de la moelle.

Mais l'apport sanguin est nécessaire. Chez les animaux à sang froid, la suppression complète du sang (grenouilles chez lesquelles on a remplacé tout le sang par une solution d'eau salée à 10 p. 1000 dites grenouilles salées), n'amène pas immédiatement la suppression de l'activité médullaire, mais

•V».: SYSTEME CEREBRO-SPINAL

celle-ci disparait néanmoins assez] rapidement. Chez les animaux supérieure la disparition de l'activité médullaire est beaucoup plus rapide.

L'expérience de Stenon est classique. On fait la ligature ou mieux on comprime l'aorte abdominale, très rapidement, en moins de cinq minutes, on note une faiblesse, puis une paralysie du train postérieur, alors que les muscles entrent encore en contraction par une excitation directe, ce qui prouve que c'est le système nerveux qui est touché le premier.

La même expérience peut être faite, en comprimant l'aorte thoracique après avoir ouvert le thorax et assuré l'hématose par une respiration artificielle. Au bout de quatre secondes, le réflexe conjonctival est aboli, puis Ton observe des convulsions passagères sur lesquelles nous reviendrons et enfin une résolution générale. Si à ce moment, la vingtième seconde environ, on laisse le sang reprendre son cours, la vie se manifeste de nouveau et la moelle reprend son activité, mais une période plus longue entraine généralement la mort définitive.

Il faut toutefois faire une exception pour les animaux nouveau-nés ou les mammifères refroidis à une température très basse. Nous avons déjà vu que ces deux catégories d'êtres à propos de la chaleur animale établissent un point de transition entre les animaux à sang froid et les animaux à sang chaud. Il en est de même pour les réflexes. Chez les nouveau-nés, après la section du cœur, les réflexes peuvent persister un quart d'heure (dix-sept minutes chez un fœtus de chat à terme». Il en est de même chez les animaux que l'on amène à une température centrale inférieure à -W'.

Action stimulante de V anémie sur les réflexes. — L'anémie, avant d'amener l'inexcitabilité de la moelle , détermine dabord une phase d'hyperexcitabilité: c'est là un phénomène général et non particulier à la cellule médullaire.

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