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PROTUBÉRANCE

Topographie. — La protubérance annulaire, pont de Varole, mésencéphale, est le prolongement du bulbe rachidien;

SYSTEME CEREBRO-SPINAL

il établit, en outre, la connexion entre les lobes du cervelet entre eux et avec le cerveau. Son volume est en rapport avec celui du cervelet; très développée chez l'homme, elle diminue de volume chez les autres mammifères, notamment chez les rongeurs, pour disparaître chez tous les autres vertébrés qui n'ont pas de lobes latéraux du cervelet.

Fi-jf. 105. — Coupe vertico-transversale de l;i proUilièrance au niveau de réinergence de la cinquième paire. (Schéuia d'après M. Duval.) (Testut, Anatomie.)

V, nerf trijumeau à son émergence. — 1, faisceaux longitudinaux provenant des pyramides anlérieures. — • i, fibres transversales delà protubérance. — 3, substauce ci'iss du p'ancher du quatrième ventricule {locus cœritleus). — 4, substance gélatineuse de Rolando, tète de la corne postérieure. — j, racine inférieure ou bulbaire du trijumeau. — 6, petite racine du trijumeau branche masticatrice). — 7, son lioyaii d'origine. — 8, laplié.

Substance blanche. — Elle comprend trois ordres de libres :

1° Les fibres d'origine bulbaire ou longitudinales, constituées en partie par les trois plans de fibres des pyramides antérieures du bulbe déjà décrits, auxquelles s'ajoutent des libres du faisceau géniculé. C'est un faisceau moteur volontaire

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mais qui s'arrête dans les noyaux des nerfs moteurs facial : ^rand hypoglosse et masticateurs (centres de la motilité de la langue et de la face).

2'^A ces deux groupes de fibres, il faut encore signaler deux faisceaux longitudinaux. La couche du ruban de Reil qui, sur une coupe, sépare les fibres pyramidales des libres transversales; — la bandelette longitudinale postérieure, petit faisceau situé prés du plancher du quatrième ventricule et encore mal connu (rôle connectif entre les différents noyaux du bulbe et de la protubérance?;.

Les fibres cérébelleuses ou transversales formant l'étage inférieur de la protubérance et réunissant les deux lobes du cervelet, une partie de ces libres s'infléchissent suivant l'axe longitudinal pour remonter dans les hémisphères cérébraux.

^^ Les libres arcilbrmes (formation réticulaire) à directions diverses et dont les connexions sont encore obscures.

Substance grise. — On retrouve les noyaux déjà signalés dans le bulbe :

Noyau commun du facial et du moteur oculaire externe:

Noyau propre du facial ;

Noyau du pathétique;

Noyau du moteur oculaire commun :

Noyau masticateur.

La masse grise (locus cœruleus) d'où émergent quelques libres du trijumeau.

On trouve en outre des masses grises particulières à la protubérance, disséminées entre les fibres blanches, et qui sont en relation avec le cervelet et les fibres du faisceau pyramidal, car l'atrophie de ces deux régions amène leur dégénérescence. Un noyau mieux déterminé constitue au milieu de la protubérance l'olive supérieure et est en connexion avec le cervelet et les noyaux du moteur oculaire externe et de l'auditif.

Physiologie. — Excitabilité. — L'excitation de la région

latérale de la protubérance par la faradisation ou mieux par la piqûre, détermine des mouvements de rotation de l'animal sur son axe même. Ce sont les pédoncules cérébelleux moyens qui sont alors touchés. C'est par l'excitation que l'on peut déterminer les différents centres d'innervation qui se trouvent dans la protubérance.

La protubérance comme conductrice. Transmission scnsttive. — Les impressions centripètes passent par les faisceaux sensitifs des pyramides antérieures prolongées. D'après Brown-Séquard, toutes les impressions sensibles (tactiles, thermiques, musculaires, etc.) passeraient parles parties centrales, ce qui confirme Tanatomie systématique. Une lésion unilatérale amène l'anesthésie du côté opposé.

Transmission motrice. — Les incitations motrices passent par la partie antérieure (faisceau moteur des pyramides antérieures) . Une lésion expérimentale ou pathologique de la protubérance détermine une paralysie des membres du côté opposé, par suite de la décussation plus bas des faisceaux pyramidaux, mais on observe en même temps une paralysie soit du facial, soit du moteur oculaire externe du côté de la lésion ; des noyaux de ces nerfs partent en effet des fibres à trajet direct qui sont touchées dans ce cas. On connaît en clinique des paralysies alternes dont la pathogénie s'explique ainsi (Gubler).

Centres fonctionnels. — Les centres moteurs de la protubérance sont les noyaux d'origine des différents nerfs crâniens. C'est ainsi que l'on a décrit : un centre de l'expression faciale, un centre de la mastication, de la succion, du mouvement des paupières et du clignement, des mouvements des yeux. Il est seulement utile d'insister sur ce dernier centre, car les recherches de Duval et Laborde ont montré qu'il existe dans la protubérance un véritable centre d'association des mouvements des yeux qui explique les mouvements conjugués des deux appareils optiques nécessaires

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