NERF FACIAL
meau entre le ganglion de Gasser et le crâne n'amènent pas les troubles trophiques, tout en faisant disparaître la sensibilité d'après Magcndie. Les fibres trophiques viendraient dans ce cas du ganglion lui-même. ou des anastomoses sympathiques qu'il reçoit, mais le fait de Magendie est aujourd'hui controuvé par les recherches de M. Duvalqui a vu les altérations se produire après section intra-bulbaire de la grosse racine du trijumeau. Cette racine possède donc dès son origine des fibres trophiques.
Action sur Viris et la pupille. — L'action sur l'iris des nerfs ciliaires sera étudiée à propos de l'œil. Le trijumeau ne joue ici que le rôle sensitif par la branche qu'il envoie au ganglion ophtalmique, les fonctions motrices, constrictives, dilatatrices, vaso-motrices sont assurées par les deux autres rameaux qui aboutissent à ce ganglion et proviennent du moteur oculaire commun et du sympathique.
Action vaso-motrice. — Les effets vaso-dilatateurs observés en excitant les différentes branches du trijumeau, sont dus à des libres d'emprunt, provenant du sympathique.
On a attribué au nerf trijumeau une intervention directe dans la transmission des impressions olfactives et gustatives. Nous verrons ce qu'il fallait penser de l'opinion de Magendie sur la sensibilité olfactive du trijumeau; quant au rôle dans la gustation, il nous paraît fort hypothétique si nous rattachons les fibres gustatives du lingual à la corde du tympan suivant les théories de Lussana et de Duval. Il n'en est pas moins vrai qu'en assurant la sensibilité générale des appareils récepteurs des sensations, il joue un rôle accessoire, mais important pour l'intégrité de la perception des sensations. Rappelons à ce propos que le muscle interne du marteau, le tenseur de la membrane du tympan, reçoit son innervation motrice d'un rameau du maxillaire inférieur.
Nerf facial. — Le facial est un nerf moteur, qui lire ses origines réelles des parties latérales du bulbe qui font suite
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aux cornes antérieures de la moelle par deux noyaux, l'un qui lui est spécial, noyau inférieur (noyau céphalique de la corne antérieure), l'autre qui lui est commun avec le moteur oculaire externe et l'hypoglosse. (Voy. fig. 103., VII, VII, et RVII.)
Le facial est un nerf moteur, mais par suite de ses anastomoses avec le nerf Wrisberg, avec le trijumeau par le grand nerf pétreux superficiel, avec le pneumogastrique par le rameau auriculaire, il renferme des fibres sensitives, gustatives, vaso-motrices. Le facial est le nerf moteur des muscles peauciers de la face et du cou ; c'est lui qui commande par conséquent à tous les mouvements d'expressions de la face à la physionomie, en un mot. Après la section du facial ou dans sa paralysie, que l'on observe assez fréquemment, la moitié de la face paralysée est immobile, suivant les mouvements de la partie intacte et les traits sont déviés du côté sain. L'œil ne peut se fermer par suite de la paralysie de l'orbiculaire; le releveur restant contracté, il y a absence de chgnement et larmoiement. Les lèvres sont flasques et se soulèvent à chaque expiration (expression du fumeur de pipe). Chez le cheval, qui ne respire que parle nez, les narines s'appliquent sur les orifices des fosses nasales, la respiration devient impossible et l'animal meurt asphyxié si l'on fait la section des deux faciaux. Quant à la sensibilité du facial, elle ne saurait être mise en doute, mais cette sensibilité est due aux anastomoses que ce nerf reçoit du trijumeau et du pneumogastrique à sa sortie du crâne; la partie intercrânienne est en effet insensible.
Nous étudierons ici la corde du tympan, que l'anatomie macroscopique rattache encore au facial, et qui a fait attribuer à ce nerf des fonctions sécrétoires et gustatives qui ne lui appartiennent pas en propre.
On lui a donné ce nom à cause des disposi lions anatomiques qu'elle présente dans l'oreille moyenne. La dissection apprend que ce rameau quitte le facial à la hauteur du trou stylo-