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ACIDP] DU SUC GASTRIQUE

Parmi ces élémenls nous avons un acide, V acide chlorhydrique (1-2 p. 1000) et des Icrinents solubles, la pepsine (3 p. 1000) et la présure {lab, ou pexine). Ces trois éléments sont ceux qui nous intéressent le plus de beaucoup. Notons en passant que la quantité d'acide varie beaucoup, étant faible durant le jeûne (Or""-,;! par litre] de suc) plus abondante durant la digestion (l&^-,25 à 2î'''',3).

Il a été beaucoup discute sur la nature de l'acide du suc gastrique. Est-il libre ou combiné? Est-ce l'acide lactique ou l'acide chlorhydrique ? Voici les théories. 1° Vacide est libre, el c'est de l'acide chlorliydrique (Br-àconnot). Les auteurs qui adoptent cette théorie se basent sur les faits suivants : Prout, par distillation du suc gastrique, obtient de l'acide chlorhydrique. Schmidt, dosant le chlore des chlorures et le chlore total du suc gastrique, trouve un excès de chlore qui ne peut être saturé par les bases, et qui par conséquent doit exister sous forme libre (acide chloré). Même résultat si l'on dose les bases à l'état de sulfate (C. Richet). Rabuteau sature le suc gastrique de quinine ; il se forme du chlorhydrate de quinine. Richet, se basant sur le fait que dans une solution d'eau, d'un acide et d'éther, ce dernier s'empare des acides minéraux et des acides organiques dans des proportions différentes, mais constantes {coefficient de j)artafie, de Berthelot), et que le coefficient est très élevé pour les acides minéraux que l'éther enlève à peine, alors qu'il est très faible pour les acides organiques, mélange de l'éther et du suc gastrique, et peut reconnaître sans peine si l'acide est minéral ou organique : il est minéral mais n'est probablement pas libre ; 2° Vacide est libre et c'est de l'acide lactique. Cette opinion a été vivement défendue par Laborde, mais on a beaucoup critiqué ses méthodes. Du reste, l'existence de l'acide lactique dans le suc gastrique n'est pas chose discutable, il s'y trouve fréquemment, avec d'autres acides organiques ; il s'y développe quand on abandonne le suc à lui-même (C. Richet) et l'acide chlorhydrique, au cours de la digestion, provoque le développement de divers acides qui ne font pas partie intégrante du suc gastrique, acide lactique et a-uive^-^Z"^ Vacide chlorhydrique est combiné à de la pepsine. C'est l'opinion de Schiff, Schmidt, von Wittich. Il manque à cette théorie la démonstration de l'existence de l'acide chlorhydropeptique ; 4° il y a de l'acide chlorhydrique libre, mais il y a aussi de l'acide chlorydrique coinbiné avec de la leucine ou des corps analogues. C'est là une opinion défendue par Ch. Richet (1878) mais sur ce point le débat n'est pas encore clos. C. Conte-

Jean nie que le suc gastrique normal de chien renferme jamais de HCl libre, mais Hayem et Winter {Le Chbnisme stomacal, 1891) pensent qu'il y a du HCl libre et du HCl combiné.

En somme, il parait certain que l'acide du suc gastrique est l'acide chlorhydrique. Il est encore vraisemblable que cet acide est combiné, comme l'a montré Ch. Richet. Cette hypothèse repose sur deux faits expérimentaux. L'un est que si l'on dialyse du suc gastrique et une solution d'acide chlorhydrique d'égale acidité, le premier est moins aisément dialyse que la seconde. L'autre, c'est que si un acétate alcalin est mis, en excès, en présence de l'acide chlorydrique, l'acide acétique est déplacé en entier, ce qui na pas lieu quand l'acétate est en présence du suc gastrique : l'acide de ce dernier ne déplace qu'une moitié de l'acide acétique. Mais la combinaison dans laquelle serait l'acide chlorhydrique serait lies faible; si faible que bon nombre d'auteurs croient à sa liberté complète. L acide lactique n'est probablement développé que par le processus digestif même, par fermentation, comme d'autres acides d'ailleurs (butyrique, acétique) et diverses substances. En efiet, les dio^estions m vitro établissent l'augmentation de l'acidité du suc o-astrique, et cette augmentation cesse ou diminue beaucoup après filtration. En outre, dans les cas de dyspepsie et de cancer, il se forme divers acides, non digesiii's d'ailleurs, et différents de l'acide chlorhydrique (UÛelmann, Gunzburg).

L'acidité du suc gastrique est donc due principalement à l'acide chlorhvdrique qui est le plus abondant, le plus constant, celui dont la présence est le mieux établie, celui enfin qui — les digestions au moyen de suc gastrique artificiel le démontrent — jouit de l'activité la plus grande '.

Chez l'homme, l'acidité du suc gastrique peut varier entre 0?r.,5 et ^gi^-jS ou 3&r-,5 d'acide par litre. Chez les carnivores, dont les besoins en suc gastrique sont plus considérables, il y a 5 grammes en moyenne (chien) ; chez l'homme \%^-,l ou 2 grammes comme chez le porc) ; chez le mouton 1 gramme. Chez les poissons^ il peut y avoir jusqu'à 16 grammes d'acide par litre.

Pour en finir avec l'acide du suc gastrique, nous rappellerons

• Lesagération de la quautité de HCl dans le suc gastrique se présente à l'état pathologique (hxjperchlorhydrie). On le recouuait avec le réactif de Gunzbourg; mélange de phloroglucine (i) et de vaniUine (Ij dans 30 d'alcool absolu. Ce liquide est ajouté au suc retiré de lestoniac (par sonde œsophagienne) et s'il y a du HCl il devient rouge vif. On évalue la quantité du HCl à la coloration obtenue en ajoutant au mélange du vert brillant : la coloration est d autant plus jaune que le mélange renferme plus HCl (Lépine).

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