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CLASSIFICATION DES ODEURS

Stark crEdimhoiu'g, le noir et le bleu seraient les couleurs les phis absorbnntes, puis viendraient le vert, le roujre, le jaune, et enfin le blanc qui n'absorbe presque rien.

La nature des corps odorants semble un facteur de premier ordre. Certains parmi ceux-ci émettent des odeurs très fortes, d'autres paraissent absolument inodores. C'est le cas en général pour les corps simples, sauf i)Our le chlore, le brome, Tiode, le phosphore, l'otain quand il est frotte, etc Mais deux corps simples inodores peuvent en se combinant développer une odeur très prononcée tel par exemple l'hydrogène sulfuré ! Une simple différence en proportion de ces deux corps donne parfois le même résultat, le bioxyde d'azote en donnant à Tair humide de Facide hypoazotique répand une forte odeur. Par contre, l'acide sulfureux, quand il devient de l'acide sulfurique, n'émet plus de puanteur.

En définitive, il faut accepter sur cette question de corps odorants ou inodores la sage réserve de François-Franck. On ne doit pas « considérer comme nécessairement inodore une substance qui n'impressionne pas notre appareil olfactif. On arrivera peut-être à cette conception déjà émise par Théophraste, que tous les corps de la nature sont odorants. «

Rappelons en terminant que les fonctions sexuelles ont une influence considérable sur l'intensité des parfums qu'émettent les corps vivants : les animaux notamment présentent une odeur très forte au moment du rut.

Classification des odeurs. — Comme pour les saveurs, on en est réduit, faute de critérium physique, à l'empirisme le plus grossier. On pourrait encore, comme Haller, diviser les odeurs en agréables, indifférentes et désagréables. Malheureusement ridyosyncrasie intervient ici pour troubler les résultats. Tel parfum agréable à l'un est désagréable à l'autre. On peut donner comme exemple la classification de Linné en sept classes ; 1, aromatiques ; 2, fragrantes ; 3, ambrosiaques; 4, alliacées; 5, fétides; 6, vireuses; 7, nauséeuses.

Appareil olfactif. — L'appareil destiné à nous donner les sensations odorantes est disposé, dans la partie supérieure des cavités nasales, sur le passage de l'air qui traverse les narines pour pénétrer dans le poumon.

La muqueuse qui tapisse les fosses nasales, la pituitaireest molle, vasculaire, présentant de nombreux replis qui augmenten t la surface de ces cavités ; elle renferme de nombreuses

Flg. 136. — Cellules de la région olfactives. (D'après Schultze.) (Testut, Anatomie.)

A, chez la grenouille. — B, cliez rhonime.

a^c, cellule sensorielle avec 1 son noyau. — 2, son prolongement central. — 3, son prolongement périphérique. —4, son bâtonnet terminal chez l'homme, ses cils chez la grenouille. — 6, rf, cellule é'pitiiéliale avec 1 son noyau. — 2, son extrémité centrale.

glandes (glandes en épi de Sappey), dont les produits de sécrétion ont pour but de maintenir constamment humide la surface des cavités nasales. L'épithélium qui recouvre le cho-

NERFS DE l'olfaction 871

rion est constitué, dans la partie iniërieure ou partie respiratoire, par des cellules cylindriques à cils vibratils et plus profondément par des cellules plates, étoilées, cellules basales. Dans la partie supérieure ou partie olfactive, on trouve outre^

Fi^. 137. — Coupe verticale de la muqueuse olfactive montrant la continuité des fibrilles nerveuses avec le prolongement central des cellules sensorielles. (D'après van Gehuchten.) (Testut, Anatomie.)

X X, surface libre de la muqueuse. — y ,y, limite de lepilhélium et de la couclie dermique.

ces mêmes éléments cellulaires, d'autres cellules à gros noyaux, présentant un prolongement externe en forme d« bâtonnet et un prolongement interne, qui s'enfonce dans le chorion et rappelle, par son aspect, les ramifications terminales des tubes nerveux ; ce sont les cellules sensorielles, cellules olfactives ou de Schultze. Les recherches de Schultze, confirmées par Rémy, Grassi, Ramon y Cajal, montrent que ces cellules sont en connexions avec les ramifications du nerf olfactif, ramifications qui sont dépourvues de myéline.

L'existence d'un plexus nerveux intermédiaire entre les cellules sensorielles et les terminaisons du nerf olfactif, admise par Exner et Ranvier, est contestée par Ramon y Cajal et van Gehuchten.

Xerfs de F olfaction. — Les fosses nasales reçoivent les terminaisons de deux nerfs sensitifs, l'un de sensibilité génélîale, le trijumeau, dont les terminaisons s'étendent à toute la muqueuse, l'autre de sensibilité spéciale, le nerf olfactif, dont les ramifications restent localisées à la région de Tolfactfon.

Claude Bernard ayant constaté à l'autopsie, en 1858, l'absence de nerf olfactif chez un sujet qui, pendant la vie, n'avait pas manifesté de troubles marqués de l'olfaction, Magendie attribua au nerf de la cinquième paire la fonction de transmettre au cerveau les impressions odorantes.

Chez un certain nombre de sujets privés de l'odorat (anosmie), on a trouvé à l'autopsie une absence congénitale de la bandelette olfactive et du bulbe olfactif (Rosenmuller, Pressât). Deux cas analogues à celui de Cl. Bernard ont été signalés depuis (Lebec, 1883, Testut, 1890). Mais dans le premier ca^, M. Duval a montré, par un examen attentif, qu'il n'y avait là qu'une prétendue absence, une simple réduction du nerf et qu'il existait réellement des filets olfactifs dans la muqueuse pituitaire et de véritables moignons d'implantation des nerfs olfactifs sur le cerveau. Quant à l'idée de la suppléance possible des filets du trijumeau, émise timidement par Testut, elle nous parait fort hypothétique, d'autant mieux que le même auteur nie l'existence des anastomoses entre le trijumeau et l'olfactif, que Fischer avait décrites.

Le trajet suivi par les impressions sensitives jusqu'à l'écorce cérébrale est encore bien mal déterminé. Le nerf olfactif, après avoir traversé la lame criblée de l'ethmo'ide, se continue par le bulbe olfactif et la bandelette olfactive, qui doivent être considérés comme faisant partie intégrante

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