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CONDITIONS DE L'OLFACTION

du cerveau. Chez beaucoup d'animaux, chez les poissons notamment, le bulbe olfactif constitue un véritable lobe, le ^obe olfactif, et il faut signaler que dans le bulbe olfactif il existe, intercalés sur le trajet de fibres nerveuses, des amas de cellules nerveuses qui autorisent à considérer cette région comme un premier centre d'élaboration des sensations olfactives; quant aux bandelettes olfactives, elles sont simplement conductrices et donnent naissance à trois racines : la racine blanche externe, qui pour Luys irait jusqu'à la couche optique? (centre olfaclif de Luys), la racine blanche interne qui se termine dans l'extrémité antérieure de la circonvolution du corps calleux, la racine grise qui gagne la tète du corps strié. Ces fibres qui paraissent les plus importantes subissent dans le cerveau un entre-croisement, un véritable chiasma olfactif avant de gagner la zone corticale. Il existe en outre de nombreuses fibres commissurales.

Nous avons vu que Ton avait localisé le centre psychique de Tolfaction dans la région pariétale. Cette localisation est encore fort hypothétique.

Conditions physiologiques qui président à l'olfaction.

Pour que les particules odorantes impressionnent l'appareil olfactif qui, comme on le sait, est localisé aux parties supérieures des cavités nasales, il faut que l'air qui les porte soit doué d'un certain mouvement et que le courant d'air produit se dirige de bas en haut. Or nous pouvons, suivant notre volonté, changer le type de nos mouvements respiratoires, pour accomplir l'acte de flairer. On ferme la bouche afin que l'air ne s'introduise plus que par les fosses nasales et n'exécute une série de petites inspirations saccadées et rapides, puis on chasse brusquement l'air qui s'est ainsi introduit successivement dans la poitrine.

Les narines prennent une grande part au phénomène sous l'influence du muscle propre du nez, les narines se dilatent au niveau de leur orifice inférieur et se rétrécissent en même temps au niveau de l'orifice supérieur qui se resserre par

la traction en dedans que subit le bord inférieur du cartilage latéral du nez, le courant d'air pénètre ainsi facilement à travers l'orifice inférieur dilaté et subit un redoublement de vitesse en se condensant au niveau de Forifice supérieur rétréci. Ce rétrécissement de l'orifice supérieur se constate facilement sur soi-même à l'aide d'un miroir (François Franck), Ainsi introduit dans le nez, Fair s'échappe facilement par les orifices postérieurs des fosses nasales, sinon l'olfaction est considérablement entravée; c'est ce qu'on observe dans les polypes nasopharyngiens. L'olfaction s'exerce pendant l'inspiration. Gomme cet acte de flairer demande une certaine concentration d'esprit, le jeu des autres organes semble se supprimer, les yeux errent dans le vague ou se ferment, le corps reste immobile, etc.

La muqueuse nasale privée d'humidité ne perçoit pas les odeurs. Les expériences de WolfT nous rendent assez bien compte de cette particularité en nous faisant entrevoir qu'il se forme entre le mucus de la pituitaire et les particules odorantes des actions chimiques; celles-ci mettraient seules en action le sens de l'odorat; « les globules du mucus pituitaire fixent la substance odorante, ils se meuvent avec la rapidité de l'éclair dans la même direction que l'on fait suivre à l'instrument odorant ». Suivant cet auteur, le gaz odorant et la pituite formeraient une combinaison chimique sur laquelle nous n'avons aucune notion. Mais on sait que par le dessèchement la perception du goût est visiblement retardée.

Le sens du tact ou du toucher qui paraît à première vue le sens primitif par excellence, et le plus simple dans son mécanisme, présente au contraire une réelle complexité, quand on étudie le rôle sensoriel de la peau et des muqueuses.

Ces régions, en efTet, nous font connaître le monde extérieur par une série de sensations plus ou moins différenciées : sensations de contact, de pression, de douleur, de variations thermiques, etc. On a cru longtemps que toutes ces impressions diverses étaient transmises aux centres nerveux par des appareils récepteurs et conducteurs communs : les nerfs et les terminaisons périphériques de la sensibilité générale, mais les études récentes tendent à montrer que chacune de ces sensations a un appareil propre, spécifique ; et Ton peut en effet observer, ainsi qu'on le verra plus loin, des dissociations complètes des diverses sensibilités transmises par la peau et les muqueuses.

Structure générale de la peau. — La peau est essentiellement constituée par deux couches principales : une couche superficielle, l'épiderme dérivant du feuillet externe du blastoderme; une couche profonde, le derme dérivant du feuillet moyen.

Uépidenne se divise en cinq couches : la couche cornée, ]a

couche transparente, la couche granuleuse, la couche de Malpighi, la couche basilaire.

C'est un épithélium pavimenteux stratifié.

La couche cornée est constituée par des éléments cellulaires dont le noyau très atrophié, entouré d'une coque de kératine et fort difficile à colorer (Réitérer).

Cette couche cornée est très développée à la paume des pieds et de la main.

Entre la couche cornée et la couche de Malpighi se trouve le stmtum lucidiim et au-dessous le stmtinn granulosum.

Dans le stratum lucidum on trouve une substance cellulaire, qui a une grande affinité pour le carmin ; cette substance, Yéléidine de Ranvier, existerait dans les cellules qui perdent leur noyau.

Dans le stratum granulosum, on trouve aussi de Téléidine, mais les cellules ont encore leur noyau, qu'elles sont sur le point de perdre.

Le corps muqueux est constitué par des cellules complètes, protoplasma et noyau, réunies entre elles par des ponts intercellulaires de protoplasma.

Dans la région profonde de cette couche on trouve des éléments chargés de pigment. La couche basilaire est constituée par une rangée unique de cellules à gros noyaux. Tous ses éléments sont incessamment en action, c'est la partie la plus vivante de Tépiderme, celle d'où dérive les cellules des autres couches épidermiques, aussi l'a-t-on appelée rjénératrice (Rémy),

Le derme : Le derme est essentiellement constitué par du tissu conjonctif qui forme l'élément prédominant des fibres musculaires lisses, muscles redresseurs des poils, des fibres élastiques et de la graisse ; sa face superficielle présente des cminences coniques qui pénètrent dans l'épiderme ; ce sont les papilles, renfermant soit des vaisseaux (papilles vasculaires), soit des vaisseaux et des terminaisons nerveuses (papilles nerveuses). Entre les papilles viennent s'ouvrir les glandes sudoripares. La peau est très richement irriguée. Il y a même des parties de la peau qui reçoivent une irrigation sanguine intense. Et Farabœuf attache une importance toute physiologicj[ue à cette disposition dans certaines régions. C'est aux fonctions sensitives de la peau qu'est destinée cette riche irrigation sanguine. Tous les éléments sensitifs de la peau si importants ont besoin d'être fortement irrigués.

Terminaisons nerveuses. — Les nerfs abordent le tissu conjonctif sous-cutané avec tous leurs éléments, gaine de Schwann, myéline, cylindraxe.

Mais, peu à peu, ils s'épuisent en s'enfonçant dans la peau.

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