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SENS MUSCULAIRE

le froid. (E. Gley. La sensibilité thermique^ Médecine moderne, 21 février 1890, p. 189.)

Sens musculaire. — Quand nous exécutons un mouvement, nous avons la notion de ce mouvement par suite d'une sensation spéciale, obtuse, mais réelle néanmoins. C'est cette sensibilité que l'on désigne sous le nom de sensibilité musculaire, à laquelle on a fait jouer un grand rôle dans tous les phénomènes d'équilibre et de coordination des mouvements. Nous avons vu, en étudiant le cervelet, les centres psychomoteurs, la moelle même, que les troubles moteurs observés à la suite des lésions de ces organes ont souvent été attribués à la perte du sens musculaire.

Cl. Bernard avait déjà différencié la sensibilité musculaire de la sensibilité cutanée en montrant que, si Ton sectionne les nerfs cutanés d'un membre pour anesthésier la peau, on voit persister la marche, alors que l'assurance dans les mouvements disparait si l'on sectionne les racines postérieures, par où passeraient les fibres de la sensibilité musculaire. Mais celte théorie de Cl. Bernard, adoptée par des cliniciens tels tjue Axenfeld. Landry, est loin d'être acceptée universellement. Pour Wundt, le siège des sensations des mouvements n'est pas dans les muscles eux-mêmes, mais dans les cellules grises des centres nerveux nous n'avons pas en effet la sensation d'un mouvement réellement exécuté, mais aussi celle d'un mouvement simplement voulu.

Cette théorie explique les hallucinations motrices de certaines personnes qui croient exécuterdes mouvements, alors que le membre ou l'organe il s'agit le plus souvent de la langue) restent immobiles (Tamburini). D'après Gley, le prétendu sens musculaire n'est autre qu'un ensemble de sensations provenant de la peau, des articulations, de la contraction des muscles. La disparition de la sensibilité superficielle et profonde amène la perte du sens musculaire. La sensation de fatigue a été étudiée à propos du muscle (p. 583].

Nous avons étudié jusqu'ici les fonctionnements des organes qui ont pour objet la vie de l'individu, il nous reste à étudier ceux qui ont pour but la reproduction de l'espèce.

Dans le règne animal, il y a, chez les animaux, deux formes de reproduction : la reproduction asexuée, qui n'intéresse que les animaux inférieurs, peut se faire par spore, par bourgeonnement ou par différenciation des métamères, par fissiparité, et la reproduction sexuée, les éléments mâles et lemelles pouvant être réunis sur le même individu, ou engendrés par des êtres séparés.

Nous n'étudierons ici que la reproduction telle qu'elle a lieu chez l'animal supérieur, chez l'homme. Toutefois, les phénomènes primitifs de la fécondation se produisant suivant une loi générale à tous les êtres vivants (animaux ou plantes), il faut, pour saisir les premiers stades de l'évolution, les étudier chez les êtres plus inférieurs et chez lesquels seuls l'observation peut se faire.

Quant à l'embryologie proprement dite, le développement atteint par cette science ne permet pas de la faire rentrer comme un chapitre annexe d'un manuel de physiologie, et nous renvoyons aux traités spéciaux.

Appareil génital de l'homme. — L'appareil génital mâle, que nous n'étudierons que chez l'homme, se compose essen-

tiellement de deux parties : une glande chargée de l'élaboration des éléments mâles, du sperme; un ensemble de canaux excréteurs disposés et organisés pour permettre de faciliter, grâce à des appareils annexes, l'apport du liquide fécondant en contact avec l'élément femelle contenu dans les organes de la femme.

Testicules. — La glande testiculaire chargée d'élaborer le sperme et constituée par une grande quantité de tubes tortueux, tubes séminifères, qui commencent par des cœcums, des culs-de-sac, et convergent vers la partie supérieure de la coque fibreuse qui enveloppe la pulpe testiculaire {lunique alburjinée) en s'anastomosant. Au moment où ils atteignent la tunique albuginée, ils deviennent à peu près parallèles, canalicules droits, et forment par leurs anastomoses, dans l'épaisseur de cette membrane, en un point épaissi appelé co7'ps d'Higmore, un véritable réseau connu sous le nom de rete vasciilosum testis. A partir de ce point, le sperme sécrété pénètre dans les voies spermatiques.

Les tubes ou conduits séminifères ont un diamètre de 100 à 200 [x, et nous verrons plus loin les caractères spéciaux que présente l'épithélium de ces tubes en vue de la spermatogénèse ^

Le liquide sécrété par les tubes séminifères se mélange dans son parcours avec d'autres produits, ayant tous pour but de concourir d'une façon accessoire à l'acte de la fécondation. Le sperme sécrété par les tubes séminifères parcourt les voies spermatiques. c'est-à-dire les cônes efférents du testicule, qui font suite au rete testis, les nombreux replis du

' Les récentes recherches de Brown-Séquard sur l'action de l'extrait de la glande testiculaire montrent qu'outre sa fonction spermalique, le testicule doit être encore considéré comme jouant un rôle analogue aux glandes vasculaires sanguines. Bien que les expériences physiologiques rigoureusement conduites manquent encore pour préciser le mécanisme de cette fonction, les résultats thérapeutiques nombreux paraissent démontrer qu'il s'agit d'une action essentiellement tonique s étendant sur tout l'organisme.

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