TESTICULES
canal de l'épididyme, le canal déférent, et arrive aux vésicules séminales, où il est recueilli et se mélange au liquide produit par ces réservoirs.
Les contractions péristaltiques du canal déférent et de l'épididyme concourent faiblement à la progression de ce liquide; il n'en serait pas de même, d'après Godart, des appareils musculaires qui environnent le testicule, tel que le dorsal et les crémasters, auxquels il fait jouer un rôle très actif dans l'excrétion du sperme.
Pendant l'érection et pendant le coït, la compression du testicule par les muscles qui l'entourent (dartos et crémasterj et la congestion de l'organe activent singulièrement la sécrétion du sperme et son ascension dans les voies spermatiques.
Les tubes séminifères, l'épididyme et le canal déférent sont toujours remplis de sperme. Il en est de même des vésicules séminales, excepté au moment de l'émission du sperme. Après cette émission, les vésicules séminales se remplissent assez rapidement, non pas de sperme, mais du liquide qui leur est particulier. Les vésicules séminales qui proviennent des cœcums latéraux du corps de Wolff ne sont pas seulement des réservoirs pour le sperme ; ils sont encore des organes à sécrétions spéciales, sécrétion destinée à rendre le sperme plus fluide. Chez quelques animaux, ce sont uniquement des glandes et non des réservoirs. Elles manquent chez le chien.
Le sperme est retenu dans les vésicules séminales. La rétention du sperme est due probablement à la disposition suivante : les deux canaux éjaculateurs, étendus des vésicules séminales à l'urèthre, sont séparés par un cul-de-sac ■en forme de doigt de gant, l'utricule prostatique ; l'utricule est toujours pleine d'un mucus qni distend ses parois et •comprime les deux canaux éjaculateurs et vide l'utricule par compression. Les vésicules séminales reçoivent leur innervation du grand sympathique par un rameau que Remy a /lécrit sous le nom de nerf éjaculateur. Son excitation amène
la contraction énergique des vésicules, sa section, leur dilatation.
Le sperme, sous l'influence des contractions musculaires diverses, arrive des canaux déférents àTurèthre en traversant la prostate par les canaux dits éjaculateurs. Contrairement à ce que pourrait le faire croire leur nom, ces canaux ne jouent le rôle que de simples conduits, presque dépourvus de faisceaux musculaires ; ils n'ont aucun rôle actif dans l'émission du sperme.
Erection. — La nécessité de porter le liquide spermatique à une certaine profondeur de l'appareil femelle fait que l'appareil mâle doit présenter une certaine rigidité.
L'appareil érectile mâle est formé par la verge, constituée par les corps caverneux et la portion spongieuse de l'urèthre avec le bulbe et le gland. La verge est ordinairement molle et flasque ; les parois du canal uréthral accolées Tune contre l'autre.
Pendant l'érection, le pénis est gorgé de sang. Du reste, c'est l'accumulation et la rétention du sang dans la verge qui produit l'érection. La turgescence de cet organe est parfaitement visible à lœil nu dans la région du gland, dont la muqueuse est d'un rouge violacé, et à la surface du pénis, dont la peau est soulevée par des veines sous-cutanées gorgées de liquide.
Pendant l'érection, le gland est soulevé par saccades ; sa surface, auparavant un peu plissée, devient brillante et tendue. Ces saccades sont dues à des contractions cloniques du bulbo-caverneux, qui chasse le sang contenu dans les aréoles du bulbe et les pousse vers le gland. L'ischio-caverneux agit d'une manière analogue en chassant le sang des racines des corps caverneux vers leur extrémité antérieure.
Un a comparé ces deux muscles à des cœurs périphériques assurant les mouvements vasculaires dans cet organe.
Le tissu érectile, qui permet cette turgescence, est consti-