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ROLE GENIÎRAL DU SANG

blemonl dilïcrenciées et spécialisées, et constituent un corps fie quelque volume, ce mode d'échanges direct n'est plus possible. Les cellules périphériques peuvent à la rigueur vivre de la sorte, mais que feront les cellules centrales, séparées du milieu ambiant ? Elles mourront, et l'organisme périra, s'il n'existe quelque manière de tourner la difficulté. Il en est une, et elle consiste en l'existence d'une intermédiaire entre les tissus et le milieu. Cet intermédiaire est double : c'est le sang et la lymphe. Le sang et la lymphe sont, au point de vue physiologique, essentiellement les intermédiaires entre les tissus et le milieu ambiant, empruntant à ce dernier l'air et les aliments (modifiés, rendus assimilables si c'est nécessaire, parles sucs digestifs), pour les porter à tous les tissus indistinctement ; reprenant à ces mêmes tissus l'acide carbonique produit par la respiration, et toutes les matières de désassimilation nutritive pour les reporter au dehors, ou mieux aux organes chargés de les expulser, comme le rein et le poumon. A la différence des autres tissus de l'organisme, le sang et la lymphe nous intéressent donc bien plus parce qu'ils véhiculent et transportent, que par leur vie propre, par ce qu'ils contiennent que par ce qu'ils sont.

Remarquons bien en passant que le sang sert doublement d'intermédiaire : il transporte les gaz, et une partie des matières alimentaires : la lymphe, elle, qui est du sang moins les globules rouges, transporte surtout les matières alimentaires : tous deux mettent donc le milieu extérieur à la portée de toutes les cellules de l'organisme, et on comprend que Cl. Bernard leur ait donné le nom de milieu intérieur si souvent employé. C'est bien en effet un milieu intérieur, en communication constante avec le milieu extérieur, ou cosmique, par le tube digestif, les poumons, le rein, etc.

Chez l'homme et les animaux supérieurs, tous les vertébrés notamment, le sang est un liquide rouge, légèrement

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visqueux, à la lumière réfléchie : vu par transparence, il est verdàtre et opaque. Couleur, opacité et viscosité sont dues au fait que ce liquide tient en suspension une énorme quantité de petits corps discoïdes de couleur rouge : dépouillé de ces globules, le sang est incolore, transparent et de densité faible. La densité du sang total varie non seulement selon les espèces et les sexes ; chez le même individu elle varie surtout selon l'alimentation et l'excrétion urinaire. Elle est de 1,055 en moyenne chez Ihomme. moindre chez la femme et l'enfant : le sang veineux est plus dense que le sang artériel.

Son odeur est à peu près celle de la sueur de l'espèce à laquelle il est emprunté ; elle est due à des acidts gras et à des principes encore mal connus. Sa saveur est légèrement saline. Sa réaction est toujours alcaline, et cette alcalinité est duc

Propoi'- a^y phosphate et au bicarbonate de soude ''le?

/ qu il renferme (Rabuteau». Elle augmente

avec l'alimentation alcaline; mais l'ali-

,., , , . mentation la plus acide ne peut rendre le

a et i. soudes ia. ue- ' *

niogiobine et b, autres saug acidc. L'alcaliuité du sang correspond solides). — c, liquide, à celle d'une solution de soude à 2 ou 4 pour 1 000.

Sa température est variable selon les espl-ces ; elle oscille entre 36 et 40'^ . Sur le même individu elle varie encore selon les points de l'organisme : le sang du cœur droit est plus chaud que celui du cœur gauche ; le sang des parties centrales du tronc est plus chaud que celui des membres et de la peau. Chez les animaux héléroihermes, à température variable (animaux dits à sang froid, à température inconstante, comme les mammifères hibernants, les amphibiens, reptiles, poissons et tous les invertébrés^ sa

Fig. 4.

lions des solide?

et liquides san<r.

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