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DÉCOUVERTE DE LA CIRCULATION

iinimalibus (1628) formula sa théorie de la circulation, celle qui ■>t universellement acceptcc de nos jours. Ce lut un des triomphes ie la méthode expérimentale. Par ses expériences il constata le synchronisme du jet du san^ hors des artères avec la dilatation ■ le celles-ci, et avec la contraction du cœur ; il constata encore le <ours centripète, qui avait jusque-là été méconnu, du sang contenu dans les veines ; il démontra la connnunication existant entre les veines et les artères, et la circulation des unes aux autres par le <imple fait que l'ouverture de Tune ou de l'autre de ces sortes de vaisseaux détermine un écoulement de sang continu jusqu'à la mort, moment où le système des vaisseaux est vide de sang. Le livre de Harvey déchaîna une polémique furieuse ; mais la vérité triompha en fin de compte, et avant la fin du xvii* siècle la théorie du grand savant était généralement admise. Sans doute il y demeurait quelques lacunes, mais elles se comblèrent peu à peu, en Itarticulier grâce à un autre botaniste et anatomiste, Malpighi. jui décraivrit les capillaires et les montra en vie, pleins de sang •t de globules courant les uns après les autres, au moyen du microscope encore dans son enfance. La découverte de la circulation une fois faite, beaucoup de phénomènes de détail furent étudiés et utilisés pour la physiologie et la pathologie, mais les progrès les plus importants, à coup sûr, furent ceux qui, dans le siècle actuel, ont été réalisés grâce à Temploi d'une méthode toute nouvelle : il <'agit delà Méthode graphique inaugurée^iar Ludwig, Marey,Chau~ veau, Yierordt, Helmholtz, et qui va chaquejour se perfectionnant. Elle consiste essentiellement en ceci : obliger un phénomène à s'enregistrer et à s'inscrire, de telle façon que Fintensité et la durée puissent en être facilement reconnaissables. Pour enregistrer et transmettre à distance, on emploie particulièrement les tambours à air — dont il existe beaucoup de modèles — et qui consistent essentiellement en ceci : deux ampoules élastiques, pleines d'air, mais non trop distendues, reliées entre elles par un tube élastique également plein d'air : le tout bien clos. Si l'on soumet l'une de ces ampoules à une légère compression, directe ou indirecte, l'air tend à distendre proportionnellement l'autre ampoule, et si sur cette seconde ampoule repose un brin léger et long, de paille, ou de verre étiré, fixé par une extrémité, mais pouvant pivoter autour d'elle, l'autre extrémité étant libre, le brin s'élèvera à chaque compression d'une quantité qui vai'ie selon sa longueur et selon la distance qui sépare le point de contact avec l'ampoule d'avec l'extrémité fixe — il sert de levier en réalité ; — il s'abaissera et reviendra à son point de départ dès que cessera la comi^ression, et, selon l'intensité de celle-ci, il prendra des positions très varices. Pour inscrire ces mouvements du leviei', il suffît que son extrémité libre vienne

Jiroller irès légèrenioni cunlre une surl'ace aniince d'un hk^uvcment uniforme : elle y fait un trait, et de la forme du trait ou peut déduire mainte conclusion importante au sujet du phénomène ainsi traduit et em-egistré ; on peut aussi obtenir des mesures de durée très précises, connaissant la longueur totale de la surface enregistrante et la vitesse de son mouvement, comme nous le verrons par les exemples nombreux qui se présenteront successivement à nous dans l'étude de la circulation.

Ayant déjà «Hudié le sang, nous avons à considérer dans Ja circulation l'organe moteur, une véritable pompe foulante qui est le cœur, et les vaisseaux où cet organe chasse le sang : les artères, capillaires et veines.

Le cœur, considéré chez un oiseau, ou un mammifère, le chien par exemple, dont la cage thoracique aura été ouverte à la face ventrale, se présente sous forme d'un organe rougeàtre, très mobile, alternativement distendu et contracté. Le premier phénomène qui nous frappe entre tous ceux que l'observation nous signale successivement est le rythme du cœur. Cet organe est alternativement en mouvement et en repos, et on constate aisément que ses battements ont une réelle régularité, pour peu que l'animal demeure immobile et que rien ne vienne le distraire : le cœur a un mouvement lythmique. On donne le nom de systole à la })ériode de contraction, et le nom de diastole à la période de relâchement. Mais, en examinant de plus près la systole du co?ur, on voit qu'elle se décompose en deux mouvements. L'un est localisé à la partie supérieure de l'organe, aux oreillettes, l'autre à la partie inférieure, pointue, aux ventricules, et le mouvement auriculaire précède le mouvement ventriculaire. De la sorte le rythme cardiaque comprend trois éléments : la systole auriculaire, la systole ventriculaire, et enfin la diastole générale du ca'ur. Il s'agit maintenant de s'expliquer ces mouvements et leur usage. Pour simplifier la question, laissons là le chien pour un moment, et adressons-nous à la grenouille dont la structure est plus simple et chez qui le cœur facilement mis à nu se prête, à certains égards, mieux

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