‹ Nouveaux éléments de physiologieChapitre 68 sur 263 · CIRCULATION INTRA-CARDIAQUE · texte numérisé non relu

CIRCULATION INTRA-CARDIAQUE

ventricule se laissant distendre. Puis vient la contraction brusque et rapide du ventricule : la ligne est presque verti-

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cale dans son ascension, et indique un mouvement rapide; mais au lieu de s'abaisser aussitôt comme la courbe auriculaire, elle forme un plateau légèrement descendant, coupé par deux ressauts. Pour s'expliquer ces ressauts, il faut savoir

que l'artère pulmonaire est pourvue de valvules semi-lunaires qui. après le relâchement des ventricules, viennent fermer le retour du sang vers ceux-ci, et restent abaissées jusqu'à la prochaine systole ventriculaire. Elles restent abaissées jusqu'au moment où la pression intra-ventriculaire devient supérieure à celle de l'artère pulmonaire, et soulève celles-ci pressées par en haut par le sang et sa pression du moment. Les valvules sont refoulées le long des parois de l'artère et le sang passe jusqu'au moment où la pression ventriculaire devient inférieure à la pression dans l'artère pulmonaire et où celle-ci rabat les valvules. Il y a, selon toute probabilité, quelque connexion entre les mouvements des valvules et les ressauts indiqués par la couche auriculaire, mais ce point n'est pas encore élucidé de façon satisfaisante. Le graphique montre que la systole ventriculaire se maintient plus longtemps que la systole auriculaire : mais elle cesse à son tour : la pression s'abaisse assez rapidement, pour commencer presque aussitôt à augmenter lentement. Cette augmentation est due à ce que le sang arrivant sans cesse à l'oreillette par les veines caves se déverse en grande partie dans le ventricule et le remplit : la pression augmente peu à peu dans ces deux chambres qui communiquent librement, et au moment où se produit la systole auriculaire, la pression augmente brusquement dans le ventricule, d'où le ressaut précédant l'ascension brusque due à la contraction du ventricule même. Nous avons de la sorte interprété la totalité d'une révolulion cardiaque (activité et repos du ventricule et de l'oreillette). Le temps qu'elle occupe dans le cas qui vient d'être exposé est. comme on le voit, à la lecture directe du tracé où l'espace entre chaque ligne verticale équivaut à un dixième de seconde, d'un peu moins de 12 dixièmes de seconde : le cœur qui l'a fourni battait donc moin^ "hsoixante fois par minute.

Tout ce qui précède s'applique au cœur droit du cheval, r't la question qui se pose est de savoir si les phénomènes

CimiL'LATlON INTRA-CARDIAQUE

sont les mèinos dans le c<rur gauche. Cela est très viaiseinblable ; mais il n'était pas mauvais de démontrer la chose, et c'est ce qu'ont fait Ghauveau et Marey, en comparant le

tracé du ventricule droit avec celui du ventricule gauche, en introduisant une sonde dans ce dernier, chez le cheval toujours, par la carotide et l'aorte. On le voit par la figure 14, les caractères des deux tracés sont les mêmes, le synchro-

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