‹ Nouveaux éléments de physiologieChapitre 69 sur 263 · EL · texte numérisé non relu

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CIRCULATION INTRA-CARDIAQUE 23î»

iii:;me est parfait à quelques petites diiTérences de détail près, (le (jue nous avons dit du c<i'ur droit s"ai)plique donc aussi au cœur i,'auche, mutatis mulandis, eu substituant aorte à artère pulmonaire, et veine pulmonaire à veine cave.

Mais pouvons-nous conclure du cheval à l'homme, et tenir |)Our démontrés à l'égard du dernier les faits démontrés à regard ilu premier? On ne peut évidemment pas introduire de sondes cardiographiques chez l'homme : il faut donc recourir à d'autres méthodes. L'une d'elles consiste à prendre le tracé cardiographique du choc du cœur chez le cheval, et à le comi>arer avec le tracé de l'oreillette et de l'aorte chez le même animal, et s'il y a quelque concordance entre eux, on prendra le même tracé chez l'homme pour y chercher les mêmes concordances. Nous expliquerons plus loin ce que c'est t[ue le choc du cœur : disons simplement ici que c'est le soulèvement léger qui à chaque battement cardiaque se produit en dedans et au-dessous du mamelon gauche chez l'homme, et que chacun peut sentir sur soi-même. Ce soulèvement existe liiez le cheval et les autres mammifères, et il est assez aisé de l'enregistrer au moyen du cardiographe de Marey qui est essenfiellement un tambour mi-partie métallique, mi-partie élastique, maintenu distendu par un fort ressort métallique et qui <e termine au dehors par un bouton qu'on applique au point •ù se fait sentir le plus fortement le choc : à chaque choc il y a une légère compression de l'air du tambour, et en reliant ce dernier à un tambour enregistreur, on peut obtenir l'inscription de ce choc et de ses détails. C'est ce qu'ont fait Chauveau et Marey encore, et le tracé du choc précordial est ligure dans la figure 15 au-dessous de ceux de l'oreillette et du ventricule. Or, que voyons-nous dans ce tracé? Nous remarquons d'abord un léger ressaut qui. cela est clair, correspond à la systole auriculaire ; puis une ascension brusque correspondant à la systole ventriculaire sans eu excepter les ressauts — de cause encore indéterminée — du plateau systolique ventriculaire ; et enfin la chute de la

courbe, correspondant au relâchement rapide du ventricule. En un mot, il y a concordance parfaite dans les grandes lignes, en ce sens qu'on peut lire sur le tracé du choc précordial les grandes lignes des phénomènes dont l'oreillette et le ventricule sont tour à tour le siège. En recueillant un tracé du choc chez Thomme, on voit que la concordance avec le tracé du cheval est amplement suffisante pour justifier ridée que dans les deux cas les phénomènes sont les mêmes. Une autre méthode consiste à recueilhr le tracé de la pression intra-aortique chez l'animal, au moyen d'une sonde, et à le comparer avec le tracé de la pression extérieure de l'aorte, pour comparer enfin ce dernier avec le même tracé chez riiomme. Mais comment obtenir ce tracé chezriiomme? 11 y faut des circonstances bien particulières, et qui ne se rencontrent qu'occasionnellement : il y faut des cas pathologiques ou tératologiques. Les cas d'ectopie du cœur, où cet organe n'occupe pas sa situation accoutumée, et descend à travers le diaphragme dans la cavité abdominale, de telle sorte que le cœur bat sous la peau de l'épigastre, sont particulièrement favorables. Galien et Harvey en avaient rencontré et en ont tiré des indications utiles : mais avec la moderne méthode graphique il est possible d'obtenir beaucoup mieux et d'avoir des graphiques précieux. Un de ceux-oi a été obtenu il y a quelques années par François Franck ; il montre bien la similitude fondamentale entre le fonctionnement du cœur du cheval et celui du cœur de fliomme, ce qui est le point essentiel à mettre en lumière.

Il résulte donc des études faites tant sur les variations extérieures de volume des chambres cardiaques, que sur les variations intérieures de pression du sang contenu dans celles-ci, que le cycle cardiaque commence par la contraction des oreillettes, laquelle est rapidement suivie de la contraction des ventricules, après quoi survient une courte période de repos du cœur tout entier, et que le sang passe successivement des veines caves et pulmonaires dans les

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