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EXCITABILITÉ ET SENSIBILITÉ CARDIAQUES

supporte pas les variations que supporte celui de la grenouille ou de la tortue.

Comme l'avait vu Harvey sur un jeune homme atteint d'une perforation des parois thoraciques, le cœur est insensible

|.g."Remak

Biueximo

Jnvis

cloison

•eillette

Sillon ailo-ventric.

Vejilricul

Fig. 'jii. — Schéma des ganglions du cœur. (D'après Pitres,)

en ce sens qu'on peut le toucher et même le blesser sans déterminer de douleur : il a pourtant au moins un nerf sensitif, le nerf dépresseur, dont l'excitation détermine le ralentissement des battements cardiaques, et des manifestations douloureuses.

Innervation du cœur. — Toute excitation pouvant agir de façon réflexe sur le cœur, il suit que cet organe possède

un OU plusieurs centres d'innervation dans le système nerveux central. Ces centres sont reliés au cœur par le plexus cardiaque, formé de rameaux du pneumogastrique et du sympathique. Mais le cœur renferme encore dans lui-même des centres d'innervation, des ganglions et des nerfs, et ce sont ces ganglions qui président en particulier au rythme et à la succession des contractions des différentes parties du

Fig. 22. — Expérience de Stannius, schématisée d'après L, Brunton.

A. auricule. — V. ventricule. — S. V. sinus veineux. Les parties délimitées par des traits en zigzag continuent à battre après les ligatures ou sections indiquées par les traits épais. Les parties à contour uniforme ne battent pas. La différence du zigzag indique une différence de rythme. (Figure de droite. ^

cœur : ce sont eux qui envoyent les excitations successives. Un de ces ganglions porte le nom de Remak : il est dans la paroi du sinus veineux où s'ouvrent les veines caves — il s'agit ici de la grenouille — un autre est logé dans la cloison interauriculaire (G. de Ludwig), un troisième (G. de Bidder) est situé dans le sillon auriculo-ventriculaire. Le ganglion de Ludwig serait un ganglion d'arrêt, et serait en rapport avec le pneumogastrique et par lui avec le spinal, car ces deux nerfs s'anastomosent; les deux autres seraient auto-moteurs accélérateurs, et se relieraient au sympathique. Ajoutons que, parmi les rameaux du pneumogastrique il en est un, le nerf de Cyon et Ludwig^ qui agit non sur les battements, mais par excitation réflexe sur la pression, qui est diminuée en raison de la vaso-dilatation produite particulièrement dans la cavité abdominale : c'est le nerf sensitif du cœur par excellence.

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