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GÉNÉRALITÉS SUR LES NEHKS VASCULAIRES

la|»in, tétanisé, renlerme 1/5 de son poids de sang, et 1 1 1 au repos (Spehl). Non moins important est le fait des relations du ctinir périphérique avec le cœur central, l'un se réglant sur l'autre, de façon à éviter toute contradiction, tout antagonisme inutile et nuisible, le cœur périphérique étant pour ainsi dire sans cesse attentif aux besoins du cœur central.

Les nerfs vasculaires servent encore à régler la température du corps : est-elle excessive, il se produit une vaso-dilatation, d'où déperdition thermique plus considérable ; estelle insuffisante, il y a vaso-constriction, d'où déperdition moindre.

Ils règlent la pression artérielle, et ce n'est point une sinécure : la quantité du sang varie sans cesse (boissons, excrétion urinaire. sudation, hémorragie, etc.), et il faut adapter le contenant au contenu ; ils s'en chargent. Et même, si la masse du sang ne change pas, telle excitation peut amener une vaso-constriction locale par exemple : vite il faut une compensation, une dilatation ailleurs, sous peine de fatiguer le cœur, et la dilatation se produit : les vaisseaux de la peau se contractent-ils, ceux de l'intestin se dilatent, etc. ; mais ces compensations ne sont pas quelquefois sans des dangers sérieux.

Ajoutons enfin qu'ils jouent un rôle capital dans la reproduction (en permettant l'érection) ; rappelons leur rôle — dont l'utilité nous échappe, dans l'expression des émotions; enfin l'aftlux sanguin dans les parties lésées peut être utile, et la dilatation locale consécutive aux blessures peut être considérée comme protectrice.

Voilà pour leur rôle physiologique. Ils jouent aussi un rôle en pathologie, mais un rôle qu'on a souvent exagéré, oubliant que les nerfs vasculaires, bien que modifiant la proportion de l'afflux sanguin, ne sauraient toutefois agir sur les échanges intimes dont les tissus sont le siège. Dans les cas, en effet, où nous voyons les nerfs agir manifestement

sur ces échanges, comme dans la sécrétion glandulaire, il y a des nerfs spéciaux, absolument distincts des vaso-moteurs, préposés à cette action. Mais, sïl y a eu des exagérations, il reste assez de faits réels. N'y a-t-il pas, en effet, les congestions, dont le phénomène primaire, essentiel, est une vasodilatation des mieux caractérisées (rougeur, chaleur, augmentation de volume), quelle qu'en soit d'ailleurs l'origine, qu'elles soient dues à des irritations locales, comme la congestion de la conjonctive irritée par une parcelle de poussière, ou quelles proviennent de lésions nerveuses centrales (Brown-Séquard) qui équivalent pratiquement à une excitation directe des vaso-dilatateurs ; qu'elles soient réflexes, enfin, comme celle que chacun pourra donner à un lapin par exemple, en le plongeant dans l'eau froide, la vaso-constriction intense de la peau déterminant presque à coup sûr une vaso-dilatation viscérale compensatrice qui se traduit par une néphrite, comme beaucoup d'autres congestions des organes internes dues elles aussi à la vaso-dilatation compensatrice d'une vaso-constriction due au froid ? N'y a-t-il pas aussi Vœdème, l'infiltration séreuse du tissu conjonctif ? L'œdème n"est pas en effet dû à un obstacle à la circulation veineuse, seul : il y faut encore autre chose, et cet « autre chose », nécessaire et suffisant, d'après Ranvier, etc., c'est une vaso-dilatation. Et Vanémie locale (ou asphyxie locale), qu'est-ce donc si ce n'est une vaso-constriction intense et permanente? Tous les signes y sont : décoloration, constriction des vaisseaux, abaissement de température : on exciterait le sympathique que les symptômes ne seraient pas plus nets, et si cette anémie persiste, si les tissus demeurent dans cet état d'asphyxie, c'est la mort qui survient, la mort locale des tissus privés de sanî?. la ^an<?rène (sansrène L'énéralement symétrique, et due sans doute à un trouble des centres vaso-constricteurs). A l'anémie locale s'oppose tout naturellement V inflammation : là, c'était de la constriction. ici c'est de la dilatation typique : rubor, calor, tumor. Daus

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