‹ Nouveaux éléments de physiologieChapitre 9 sur 263 · LA CKLLULE KT LE PROTOPLASMA · texte numérisé non relu

LA CKLLULE KT LE PROTOPLASMA

autres la lirent sorUr, d^[^a^ t9ifp^nr : elle ne se réveilla réellement qu'il y a cent ans, avec les Lavoisier, puis les Galvani, les Volta, les Magendie, les Bell; et plus tard, avec les Bernard. Bro\vn-Séquard, Chauveau, Marey, Ludwig, POuger, Ilelmholtz, elle a pris l'essor que nous savons. En cent ans, elle a fait plus de chemin qu'en dix-huit ou vingt siècles. — La physiologie générale, qui est l'étude des propriétés physiologiques des tissus, des éléments dont sont composés les organes, et qui pénètre plus intimement dans la nature des phénomènes essentiels, la physiologie générale est d'origine beaucoup plus récente : elle a été fondée au début du siècle par Xavier Bichat (1771-1802) qui, après avoir [créé l'histologie, l'étude des éléments des tissus, devait nécessairement se préoccuper des phénomènes vitaux de ceux-ci ; et Cl. Bernard (1813-1878) est à coup sûr le physiologiste qui a étudié, avec le plus de pénétration et de succès, les phénomènes dont il s'agit. Son œuvre lui fut d'ailleurs facilitée par les travaux de Schwann et par l'établissement de la théorie cellulaire (1839). Schwann montra, et en cela il fut suivi et appuyé d'une pléiade de zoologistes et de physiologistes, que la cellule est une image abrégée, un raccourci de l'organisme entier, que c'est un organisme ayant sa vie particulière, individuelle, tout en concourant, par ses diverses connexions, et par diverses spécialisations qui n'empêchent d'ailleurs point d'apercevoir le substratum commun, la communauté fondamentale, à la vie de l'ensemble constitué par les éléments cellulaires.

La physiologie générale, ou physiologie des tissus, ou des cellules, et la physiologie spéciale, ou physiologie des mécanismes, se complètent donc mutuellement : toutes deux sont indispensables à l'intelligence des phénomènes de la vie. Aussi s'entremèleront-elles au cours des pages qui vont suivre : à l'exposé des mécanismes fera suite l'exposé des procédés intimes sous-jacents à ces mécanismes, et des phénomènes dont ils facilitent l'accomplissement : nous verrons,

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par exemple, comment l'animal respire, par quels actes l'air est renouvelé sans cesse dans les poumons, et nous verrons ensuite à quoi est utilisé cet air, et de quelle ra(;on ; du poumon et du thorax nous passerons au sang et aux tissus. Nous avons dit que la cellule peut être considérée comme un abrégé de l'organisme, comme un organisme en ellemême : il sera peut-être bon de montrer rapidement la vérité de cette assertion.

Physiologie cellulaire. Protoplasma. — A l'origine de tout être, soit- il protozoaire, soit-il homme, éléphant ou baleine, il y a une cellule, et une cellule fort petite, dont les dimensions s'évaluent en millièmes de millimètres (ix) le plus souvent microscopique sauf chez les oiseaux {jaune de Vœuf) : c'est l'œuf. Omnis cellula [ctomne corpus) a cellula. Fécondée par une autre cellule, le spermatozoïde, cette cellule unique donne naissance à l'organisme tout entier. Elle se divise et subdivise de façons variées, forme un amas toujours grossissant de cellules qui se disposent de manière variable, et qui, à mesure qu'elles vont à leur tour se multipliant ou subdivisant, se spécialisent de façons variées, parfois très profondes. L'organisme étant tout entier dérivé d'une cellule unique, c'est de cette cellule unique que dérivent les éléments cellulaires qui composent chaque organe, les cellules nerveuses, osseuses, musculaires, cartilagineuses, sécrétrices, etc. Au début, durant les premiers temps du développement, les différences sont peu de chose ; les cellules se ressemblent beaucoup : mais à mesure que l'organisme se développe, elles se ressemblent moins, elles se spécialisent plus ou moins, en des sens variés. Mais, en raison de leur communauté d'origine, elles conservent sous leurs dissemblances extérieures des analogies considérables : il y a un « air de famille » incontestable : les traits différentiels ne masquent pas totalement les traits communs, et entre la cellule conjonctive, le leucocyte, la cellule épithéliale, la cellule musculaire et la cellule

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