IL. ji
Aiî- cle leseive
Air- coxipant .
Air coniplemenlaire
Fiir. 44. Schéma de la poniïje ihoracique. (Viâxilt ei Jolyet.) nients agissent aussi sur la ventilation pulmonaire.
PRESSION INTRAPULMONAIRK 351
Pression intrapulmonaire. — Ce rjue nous avons dit du mécanisme respiratoire nous a montré que Tair ne pénètre dans la cavité thoracique qu'en vertu de la différence des pressions extérieure et intérieure. Il nous faut revenir sur ce point. Quand la cavité thoracique se dilate, sous l'inlluence combinée des divers muscles respiratoires, la pression intrapulmonaire diminue aussitôt ; un manomètre en communication avec la trachée indique une pression négative. Celle-ci est faible lors de la respiration calme ( — 1 mill. Hg), mais dans une respiration profonde elle peut atteindre jus- (|u"à — 57 mill. Hg. Par contre, lors de l'expiration, il y a accroissement de pression (positive) ; celle-ci est normalement de 2 ou 3 millimètres, et peut aller jusqu'à 87 millimètres durant l'expiration forcée (Donders). La pression d'expiration est donc supérieure à celle de l'inspiration: du reste, chacun sait que l'effet mécanique produit est plus grand pendant que l'on souffle que pendant l'inspiration, et le fait s'explique aisément : l'inspiration est une violence faite au poumon, dont il faut vaincre la résistance perpétuelle (résistance variant de G à 36 millimètres de pression de mercure ; il faut encore dilater le thorax, comprimer l'abdomen, etc.); dans l'expiration forte, au contraire, il y a coopération de rélasticité pulmonaire et des efforts actifs.
V. Bert a donne do nombreux traces indiquant les oscillations de la pression pulmonaire en opérant d'une façon très simple. Il enferme dans une cloche en communication avec un manomètre un animal quelconque. Si rorifice gloltiipie suffit au débit pulmonaire, il est évident que l'air contenu dans les poumons et Pair de la cloche auront la même pression. Mais s'il n'en est pas de même, s'il y a diminution de pression dans le thorax de l'animal l)ar suite d'une insufTisanle. pénétration d'air par la trachée, il devra y avoir au contraire compression de l'air de la cloche : l'excès du volume acquis par l'animal pressera sur l'air qui l'entoure. C'est ce qui a lieu.
Valentin et Donders avaient cru la pression inspiratoire supérieure à l'expiratoire; Ewald a démontré le contraire. Le rapport de cette dernière à la première, est d'après lui, égale à ^ . Les
chiffres extrêmes constates par Carson, Dondcrs, Hutchinson, relativement à la pression négative du poumon à l'état de repos (poumon de cadavre, après incision des cavités pleurales, et poumon de vivant, dans une inspiration forcée) sont 6 millimètres et 30 millimètres de mercure. Rosenthal en déduit que la paroi thoracique supporte au repos une pression de 10 grammes par centimètre carré, pression qui croît à mesure que se dilate le poumon, et qui ramène la poitrine à l'état initial après cessation de l'effort inspiratoire. La pression négative mesurée dans la plèvre est, d'après Jacobson et Adamkie-svicz de 3, 4 ou 5 millimètres Hg. Heynsiu? évalue la pression intrathoracique à 4 et 7,5 millimètres Hg., chiffres extrêmes : c'est la mesure de l'action incessante de l'élasticité pulmonaire, du degré de vide que le poumon, même en expiration complète, tend à établir autour de lui : on remarquera que c'est la pression péri-pulmonaire, naturellement, et non intra-pulmonaire.
Influence des mouvements respiratoires sur la circulation.
— Pendant l'inspiration, il y a afflux sanguin vers la cavité thoracique, diminution de pression artérielle, augmentation de pression veineuse, et il y a afflux de sang dans les veines caves. Pendant l'expiration, il y a une forte pression au sommet du cône veineux, d'où stase veineuse momentanée ; par contre, la pression expiratoire, en augmentant la pression artérielle, facilite ladéplétion des vaisseaux artériels, ou tout au moins augmente fortement la pression de ceux-ci. Ces faits expliquent la stase veineuse générale qui se produit lors de l'effort (pression expiratoire forte), la fâcheuse influence qu'exerce celui-ci sur les hémorragies, anévrismes, etc. On comprend aussi que l'aspiration veineuse, due à l'inspiration thoracique, aspiration qui se propage assez loin, rend plus facile la pénétration de l'air dans les veines, pendant une piqûre de celles-ci, au cours d'une opération dans une région voisine du thorax ; et que la même inspiration thoracique exerce sur les hémorragies artérielles une influence favorable, par le retard qu'elle impose à la déplétion artérielle. Une expiration forcée peut, par la forte pression qu'elle produit, arrêter le cœur pendant quelques instants (Weber) ; dans une inspiration forcée l'action du cœur peut