L-0, que nous supposons être de la forme
ax «t
il n*existe aucune relation entre les arbitraires
on aura séparément
\-0, B^-O, C^-0,etc.
Car, à cause de rindétèrmination et de Tindépendance des quantités {a) , le polynôme L ne peut pas devenir nul par une réduction algébrique entre termes semblables.
Rem. Quand la fonction ne peut pas se déformer aux limites de l'intégrale I alors on a évidemment
Sy «0, iy=0, (p) ^0, etc.
car soit y^ Ay une constante, on aura évidemment
d'où :
iy^^O , S^y=0^ etc.
et réquation aux limites n'aura plus lieu , comme s'évanouissant d'elle-même.
Deuxième Cas.
S'il existe entre les quantités
des relations
? = , 9, «= , etc.
il fendra éliminer dcL =0 autant de ces quantités qu'il y a de relations données , puis on égalera à zéro séparément les coefficients de celles qui resteront indépendantes,
Eclaircissons touteeci par un exemple.
Exemple»
Soit
L = V d«-Vd.+(^)*> (^^) ey =0; (r)
te a (*p tfi a dp a
1* Si les limites correspondantes à x=a, x-«a, sont fixes, et données, on a
dcc^O, da^O, "V «0, ^y=*0, (3)
et Pfiquation L=0 s'évanouira d'elle-même.
2* Si les quantités {B) sont indépendantes, et si les limites correspondantes à x « a, X « «, ne sont pas fixes , on aura sépa-
rément :
« a dp a dp a
3** Supposons qu'entre les quantités
da, da, ^y , ^y ,
on ait les relations
a dx a dd
7S Nouveaux Elément
on en déduira
r dXa , rfy V T , et réqvation (y) deviendra :
Cette équation ^ à cause de l'indépendance des accroissemenis arbitraires 4x et da , se partage endeux autres , savoir :
(2) Intégrales doubles^
S'il n'existe aucune condition relative aux limites a, ^c^ 0, 6 des intégrales^ l'équation L=0, ne pourra être satisfaite qu'en posant égal à zéro séparénaent les coefficients des quantités
^z y ^z , ^z , ^ y elc,
S'il existe» au contraire» des relations entre ces quantités , on en éliminera de L » autant qu'il y a de ces relations, puis on égalera à zéro séparément les coefficients de celles de ces quantités qui restent indépendantes.
du calcul des variations. 79
Premier Exemple.
Soit
^=[ flP fz -p & 7rf„ +
et supposons que les variations J^z,j^, etc., soient indépendantes , on devra poser séparément
Deuxième Exemple»
Soit
L = Jdx[V &ij, —V ^i/o + R *^^ — R ^r 1« 0, a 2^ y*» y. y. y- y.
et supposons que l'on ait , en même temps , les relations ^ + ( — ) ^y.^C^-) in
on déduira de celles-ei :
* r / ^A \ r dz ^ .
'\r^^d^\r^ry'^,^"j-
y. "-^ % V ^ rfy y. •' *" ce qui donnera :
80 Nouveaux Elémmts
Comme *y» et ^i^o sont maintenant indépendants , celle équation se partagera en deux autres ^ savoir :
V +R L(^) -cg") 1 = 0.
C0r<DlT10NS DES FONCTIOiNS MAXIMA^ ET MINIMA*
tt désignant une intégrale définie simple ou double , nous allons chercher les condilions pour que u soit plus grand ou plus petit que toules ses déformées , que nous représenterons collectivement par udb Du.
Intégrales définies simples.
Nous aurons deux cas à examiner , selon que les limites de Tintégrale sont données ou demandées
Premier Cas.
Première Règle.
Pour trouver la fonction y = yx , propre à rendre l'expression
ce
U= f \dx 0)
un maximum ou un minimum , b et a étant donnés y il faut résoudre l'une des équations
^tt =a , ou *M « — .
du calcul de^ variations^ 81
Démonstration.
Soît yssfa; h fonction cherchée.
En subsUluanl celle valeur, ainsi que celles de ses dérivées , dans V , alors u prendra une valeur que je représenterai par u^ , et celle fonction sera, par hypothèse ,. plus grande, ou plus petite, que toutes ses déformées comprises entre les mêmes limites.
Soit Uf=zf(a), nous aurons, pour représenter toutes les déformées de t#y , les expressions
du «p + Dttp «=/-(o+0 - », + ^"f + f*'K =F(o) ,
étfl
Comme les fonctions F(a) et F,(a) sont arbitraires, on pourra toujours les concevoir telles que les différences
Fa— fa, F.a— /il,
soient aussi petites que Ton voudra, et que par conséquent Farbilraire if soit aussi petit que l'on voudra. Cela posé , si nous résolvons l'équation
du^ ,, ^ dw«
:7-S. — i/K = 0, ou £--yH=0,
dx dx
on en déduira pour if plusieurs valeurs , telles que a, fi^... Soit a la plus petite de ces valeurs, il est clair que toutes les valeurs de if, comprises entre et « , satisferont aux inégalités
et par conséquent aux suivantes
dUm du^ ^ „
~%>,-K, on ^%>.'H.
1* âbit maintenant t/y un maximum, on aura :
t*y > t<y + DWy .
ou
dUm ,-r
Si donc on prend pour y une valeur comprise entre et ^ >. les relations précédentes se réduiront à celles-ci :
. diiç
du^ or, celles-cî ne pourront subsister à moins que Ton n'ait ::
ou
dVf dx
du^ dx
=a JWy
ou
2* Soit n^ un minimum, on aura
w^ < «y 4- Dw^ ,
Wy < ^f — ï^*** »
Si Ton prend pour jf l'une des valeurs comprises entre et «, les inégalités précédentes se ramèneront à celles-ci :
dU(i
tiç < Wç + rrr ïf ,
dUe
Uç <[ Uç — ^^
qui ne pourront être satisfaites à moins que Ton n'ait :
du calcul des variations, 83
ou
dw^ 1
Donc, pour trouver ia fonction j^ =-vaî, propre à rendre tf une fonction maximum , ou minimum » il faut résoudre Tune des équations
iu «0, *w— — . (a
Deuxième Bègle.
u^ , pour y sa ipx déduit de (a , «era un maximum , guand on aura
e^ un minimum , quand on aura
Démonstration,
Comme on a J^w^œO, il vient
tiy - Dwy - t/y + — ^ »^«- v'H'.
Donc , l"" dans Thypothèse que t/^ est un maximum , on doit avoir :
Or, on démontre ici, comme précédemment, que Ton pourra prendre pour jf une valeur assez petite pour que les formules précédentes se réduisent à celles-ci :
il faut donc que — ? i,*^é*u^ soit négatif*
2» Si —t;,^«.JX était positif, on aurait, au contraire
".<"f + rï S' '•+'•"'■
et alors t/^ serait un minimum.
Deuxième Cas.
Troisième Règle.
Pour trouver la fonction y«=px, et les limites x=a, x-=tf
propres à rendre u= / Vdx un maximum , ou un mini-
a mum entre les limites , il faut résoudre l'une des équations
J,u =» , ou d,u =• — .
Démonstration,
Comme les limites ac—a, xssa sont inconnues, il est clair qu'il faut faire varier Télément constant x , aussi.
Donc si w« doit être un maximum, il faut qu'en posant u^^fa, l'on ait :
Wy > Wy — D.î/y , mais on a :
fin
«, + D.«y = /-{a -f dfl + v) == «^ 4- ^ ». +» .K .
du calcul des variations. 85
Donc f dans le cas du maximum, on a
du,
Si, au contraire y u^ est un maximum ^ on doit avoir
On on pourra prendre if, ssy-hda, assez petit pour que ces relations se réduisent aux suivantes :
pour le maximum , et à
^ < ^ + dT ^' •
pour le minimum.
Mais on voit que ces relations ne sont satisfaites qu'en posant
dum n
ou
dUç ^ 1
Donc, pour trouver la fonction ytssfx, et les limites x a>a , xssay propres à rendre
11= r\dx
86 Nouveaux ÊUmmis
un maximum ., ou un minimum , il faut résoudre Tuae desÀiualions
On prouvera , comme dans le cas précédent , que le maximum de la fonction Uj^ est caractérisé par la relation
€t le minimum par la relation
^,'My y 0.
(2) Intégrales définies doubles.
Nous examinerons successivement les cas où les limites de Tintégrale sont constantes , et variables.
Limites constantes.
On démontrera , comme dans le cas des intégrales simples , les règles suivantes :
Première Règle.
Pour trouver une fonction z==f(x,y), x, y étant les éléments (constants , propres à rendre Vintégrale
ur=» I I Ydydx a b
%in maximum , ou un minimum entre les limites données
il faut résoudre l'une des équations
Jw = 0, 9u=^^.
Deuxième Règle^
Pour trouver une fonction zs»j»(x, y)^ x et y étant les variables indépendantes , et les limites
propres à rendre ^intégrale ci-dessus un maximum , ou tm minimum y U faut résoudre tune des équations
Limites variabks.
Troisième Règle.
Pour trouver une fonction z » f(x, y) , et les limites variables
propres à rendre l'intégrale
»= / / \dydx,
a jfo
un maximum , ou un minimum entin les limites données , et constantes
il faut résoudre Vune des équations
yw^O, ou ^w= jr-.
Démonstration.
Gomme y est une fonction de x, il est clair qu'il faut comparer la fonction u^ y à ses déformées composées , qui sont :
.,^„,.,lU^)-.(|')|],-,-H|.
Donc en prenant tj suffisamment petit, on aura ^ dans le cas du maximum
et dans le cas du minimum :
Ces formules exigent que l'on ait :
Le maximum sera caractérisé par
S'\ < , et le minimum par
jRew. Les mêmes choses étant posées qUe dans la règle précédente, si l'on demandait en outre les valeurs des limites constantes
a il faudrait résoudre Tune des équations
i/u as 0, ou //W-=— y
MiXIMA, ET MINIMÂ RELATIFS.
Quand une fonction quelconque
du^ mlcul des variations*- 8t9
doit deveDir un niaximum ou un minimum,, sous la condition que des équations^
soient satisfaites en même temps ,,. nous nommerons cette valeur extrême un maximum , ou un minimum relatif.
Pour ramener les questions de cette espèce aux règles du ^ précédent^ nous remplacerons le système des équations données par l'identité
dans laquelle A, A| , etc. ; représentent des fonctions indéterminées^ regardées comme constantes» Alors la question consistera à chercher une fonction^ telle que ^ = ?(», y), propre à rendre Tèxpression [a unmaximum, ou un minimum.
Cette fonction, qui satisfera alors en même temps aux équations 1=3 0, L, = 0, etc. , se trouvera par conséquent , en résolvant l'équation
+ SQi, L)+ S{iK,U) + etc. — a. (24)
Cette équation , en la transformant convenablement , fournira par sa décomposition plusieurs autres équations, qui , jointes aux relations données , conduiront aux valeurs de toutes les inconnues du problème, ainsi qu'à celles des constantes A, Ai , etc.
Rem. Ordinairement les fonctions
/", I^ L, , etc.^ ,
sont des intégrales définies simples > ou multiples^
Dans le cas d'intégrales simples,, elles sont ordinairement de la forme
w =s / Vdx ,
. fwdx — K, a
L,= Tw.rfx— K, ,
a etc. ^
6Ù K , K, > etc. , désignent des eanstantes données , ou înconniies«
Quand les fonctions /*, L, L, , etc. , se présentent sous la forme d'intégrales définies, le problème dont il s'agit» est nommé plus spécialement , problème des isopértmètres.
Le problème des isopérimèire^ ^ en tant qu'il se rapporte à des intégrales définies simples de la forme indiquée ^ dépend par conséquent de la résolution de Téqu^tion
iu = /*dx[^V+^(A.W)+^(A.-W.)+ele.
.— *(A.K)— a^CA^-Ki)— etc. « 0]. I
Mais A; A|,... K, K, ^... étant constants , on a : .
j^(A.K)«0, rf(A..KO =0^etc. , et par conséquent Téquation ci-dessus devient simplement
9(K • W. ) +ele. ] « 0. (25)
Pour spécialiser cette formule générale , posons V — «/^(x,y,p), W = Ç(x,y,p), W, «^Ç,(x, y, p) , etc.
^ dx ' et supposons que x soit rélément constant, on aura :
du calcul des variations, 91
/.Vrfx-[(^).j,l.-[(-^)-W,+ a
" dV
dp dx ^ ^ àx
dY
/^-A.W)dx=A,[(^).ri/],-A[( — )^i/]« +
* rfW.
dy dx
/.r(A..WOdx«A.[( ^' )-^y]a-^»[( d^'^'^^^« +
elc. . etc.
Donc réquaflîon (25) devient :
. dv '^^d;;^ ,,dw, ^i^i^
A. [( "^ ) - ^ ] + etc. I dxiy^Q. (5G)
Quand on ne donne qu'une seule équation, savoir L=0, il faudra faire dans la formule (26) :
A, —t), A, = € , etc.,
et alors on aura simplement
tu — f dx [ *V + * ( A. W) j
^^ dy ^ dx ^
dW
dW ^ dp ^ , '^^W^ £-]H-'i'-0. (27)
Cette équation se partage en deux autres, qui sont :
En intégrant la première ; on trouvera la fonction y m^^fx j qui doit satisfaire à l'équation Le=0 , en même temps qu'elle rend l'expression
u^ r Ydx
un maxmium-^ou uf) minimum.
du calcul des variations. 93
L'équation (29), jointe à la relation
L« /*Wdx— K«0,
servira, quand K est donné, à déterminer les constantes provenant de l'intégration y Pindéterminé a> et les autres inconnaes du problème.