MAI
Aryen transformé par le climat. Le soleil de llnde >t -terrible; nul homme ne peut le supporter tête nue, 3L\Jif les populations indigènes à peau noirâtre. Figu- 3z— "VOUS, sous un ciel étouffant, une race étrangère oirt^ie d'un pays tempéré, même froid. Les exercices oi:*f>orels deviennent intolérables; le goût du repos tX, de l'oisiveté commence ; l'estomac n'a plus de besoirxs; les muscles s'amollissent; les nerfs deviennent 3XLoitables; l'intelligence, rêveuse et contemplative, et voxjis voyez se former l'étrange peuple que les voya- ^o\irs nous décrivent aujourd'hui ; une sensibilité féminine et frémissante, une finesse de perceptions ox.t:raordinaire, une âme située sur les confins de la folie, capable de toutes les fureurs, de toutes les fai- IdI esses et de tous les excès, prête à se renverser au iii-oindre choc, voisine de l'hallucination, de l'extase, die la catalepsie 1, une imagination pullulante dont les songes monstrueux ploient et tordent l'homme comme des géants écrasent un ver; aucun sol humain n'a ofifert à la religion de semblables prises. Elle grandissait, enfonçant ses racines, étendant ses branches, et le naturalisme poétique se changeait en un panthéisme mystique. D'abord on voit les dieux flottants et nombreux se rassembler sous trois dieux souverains, Varouna dans le ciel, Indra dans l'air, Agni sur la terre ; puis, derrière eux, apparaît « la grande âme », * qui opère par eux, anime toutes choses, et qui est le soleil. Bientôt la profonde faculté métaphysique, développée par le spectacle de la nature tropicale incessamment renouvelée et coulante, écarte ce soleil sensible, démêle la puissance idéale derrière les