Voyez les procès-verbaux sur les sutties et les ascètes
formes changeantes, e déclare qu'au commencenterït « il n'y avait que l'être indéterminé, pur, sajis forme*, « que tout était confondu en lui, qu'il reposait dans « le vide, et que ce monde a été produit par la force « de sa pensée. » Quel est-il cet ëîtet Un sottrd travail d'élaboration philosophique et sacerdotal a fini par le retirer de la nature sensible pour le mettre aux mains des prêtres. Parmi les dieux anciens était aussi le Feu allumé par les brahmanes, qui s'était accrédité avec eux, mais qui, tout auguste qu'il était, restait trop palpable pour devenir l'être universel et pur. Insensiblement un de ses noms, Brâhmanaspati, c'est-à dire le seigneur de la prière, devient un dieu distinct et plus abstrait, chaque jour plus important et plus absorbant; de celui --ci se détache un autre Brahma, la prière, plus abstrait encore et qui devient l'être primordial sans forme, d'où tout découle et qui contient tout. Voilà la Prière qui s'est confondue avec le principe des mondes, avec le Dieu suprême ; c'est que le sacrifice, la parole sacrée, la prière, pour ces cerveaux exaltés, ne sont pas une sollicitation, mais une force contraignante et souveraine. Dès l'origine, ils ont cru que par elle ils imposent aux dieux l'obéissance; leur conception est si intense, qu'elle leur a paru irrésistible : c'est pour cela qu'ils ont divinisé le mortier, les bâtons et tous les moments du sacrifice; et les voilà qui, par degrés, arrivent à mettre dans la pensée tendue la force à laquelle est soumis tout l'univers, « Je suis la reine, dit la Parole dans un des hymnes « du Rik, et la première parmi ceux qui doivent être «honorés. Je porte Mitra, Indra, Agni, les deux