Où est la preuve de chacune de ces deux assertions
^ 53 -^ y. Il est constant , d'après Filangieri, que nous ne cédons pas notre droit à la vie, et que nous transmettons seulement nos droits sur les jours d'autrui; mais est-il constant que cette dernière concession soit admissible, et qu'elle serve de garantie à la société ? Des droits sur les jours d'autrui! Quelle doctrine! Combien n'a-t-elle pas multiplié les assassins et les fauteurs des vengeances ? Une longue expérience , dans tous les siècles et dans tous les pays, démontre-t-elle que nous ne sommes exposés à périr sur un échafaud, que lorsque nous avons commis des crimes ? En prononçant la peine de mort , l'autorité législative s'est abandonnée au plus grand des excès contre elle-même et contre la société, puisqu'il est évident que tous les membres de l'une ou de l'autre , qui ont subi la peine de mort, n'étaient point criminels.