‹ Nouveaux essais sur la peine de mortChapitre 8 sur 21 · Un philosophe qui fonde sa lo · texte numérisé non relu

Un philosophe qui fonde sa lo

gique sur le droit de la guerre est un inconcevable raisonneur ; il est plus inconcevable encore que le droit de la guerre est de tuer le vaincu. J'oppose Rousseau à Rousseau lui-même :

« La fin de la guerre , dit-il , ( Contrat « social , liv. I , chap. 4 ) étant laides-

« truction de l'état ennemi, on n'a droit « d'en tuer les défenseurs que tant « qu'ils ont les armes à la main ; mais a aussitôt qu'ils les déposent et se renie dent, cessant d'être ennemis où ins- « trumens de l'ennemi , ils redevien- « nent simplement hommes, et l'on n'a « plus de droit sur leur vie. »

Rousseau ajoute ( Contrat social, liv.

II, cliap. 5 : ) « Il n'y a point de méchant « qu'on ne pût rendre bon à quelque « chose. »

On voit que celui de nos écrivains qui aime le plus à soutenir le pour et le contre , vient de détruire ses paradoxes sur la peine de mort.

On est surpris qu'entre autres publicistes; il ait induit en erreur Filangieri. Je vais répondre aux objections de l'auteur italien avant de passer à celles de Montesquieu.

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