INDO-EUROPÉENS AVANT LHISTOIHE
on interrompus. Le repos du septième était îscription religieuse, mais une institution lirions volontiers économique, puisqu'une re permet auic organes humains de fournir e somme d'efTorts.
;ot d'une mesure de longueur était égalee à l'architecte qui éleva les prodigieux, ité mésopolamienne. Il dut en faire choix mnaître l'art du dessin. Nous savons d'ailloya la peinture et la sculpture. Ne creusalel sous le Ht du fleuve et Hérodote ne nous qu'il jeta sur l'Euphrate un pont de bois ers se retiraient ta nuit, sans doute pour eûtes populaires par la rupture des comtre les divers quartiers de la ville?
tout. La cuisson de la brique donna naisitte à écrire. On traçait des caractères sur que l'on faisait ensuite sécher au soleil, ts pierres de basalte servirent aussi à cet orsqu'on voulait assurer la durée de l'écrititres de propriété notamment. La brique àa-t-elle point puissamment les relations les Babyloniens, le développement do droit fondé à dire qu'elle >• reu ferme en elle la
vire, il implique la navigation fluviale, le course en haute mer. A son tour, celle-ci vation des astres, c'est-à-dire l'astronomie, colombes pour s'orienter d'après la direcient ces oiseaux. Nous n'avons pas, il est s directes de ce dernier fait; mais la relaine du déluge mentionne, comme le récit 'este, que Chasis-Adra (le Noé d'Assyrie) 1 avant d'atterrir. Elle nous fait aussi conit un pilote à bord de son bâtiment.
1 maritime suppose, ainsi que la tablette à imerce extérieur, des exj^ortalions et des
d'après une œuvre postbume. 13
importations, des négociants en gros et, par opposition, des détaillants. S'il y avaità Babylone des armateurs, le prêt à intérêt a dû exister, car on n'arme pas un navire avec ses capitaux seuls, on emprunte le plus souvent en assurant au préteur une part de gain. Le prêt maritime n'est pas une invention phénicienne, comme on le croit généralement, elle est babylonienne. Un vocabulaire bilingue touranobabylonien mentionne ]e foemis nauticum. Comment douter de Texistence d'un droit commercial raffiné, alors même que des documents juridiques incontestables ne l'affirmeraient pas(i)?
Toutes ces conquêtes qui s'enchaînent les unes les autres sont évidemment le produit du sol qui a forcé l'homme à se faire industrieux pour vivre d'abord, pour améliorer son existence ensuite. Mais, dira-t-on à l'érudit historien, vous oubliez l'homme lui-même. Que peuvent toutes les incitations de la nature, s'il est paresseux, inintelligent? Placez en Mésopotamie, dans cette plaine fortunée qui a eu l'honneur d'être le paradis terrestre, des êtres grossiers, incultes, inaptes à la vie agricole et industrielle comme les Aryas primitifs, tels que vous les avez dépeints, ce sol merveilleusement fouillé, ce sol inspirateur restera ce qu'il est aujourd'hui, un marécage et un désert. Donc l'influence de l'habitat n'est pas celle que vous supposez.
L'objection n'arrête pas R. von Ihering. C'est une erreur, s'écrie-t-il, c'est une radicale erreur. « Les peuples ne naissent point, ils deviennent, et ils deviennent tels qu'ils doivent devenir dans un milieu donné ». La vie des peuples consiste à agir sous Faction des forces extérieures et la race ne peut être que le précipité de l'ensemble de cette action, car la loi de causalité régit l'homme moral comme le monde physique. En d'autres termes moins scientifiques et peut-être moins allemands, ni la religion, ni la morale, ni le droit, ni les usages qui sont exposés au changement n'influent sur les nations et
(1) V. Kohler, A%as dem babylonischen Rechtaleben y Leipzig, 1890.
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ées aulanlque le soJ sur lequel elles se sont fixées parce que lui ne change pas, il est irréductible, t toutefois qu'il lui reste une nouvelle démonslire en ce qui coacerne tes Aryas. Ce sera le derniers chapitres, c'était surtout, j'imagine, âges qu'il se proposait d'écrire et dont nous [heureusement que l'intitulé général.
s sont devenus les héritiers des Sémites. Ils ont utes leurs conquêtes qu'il est inutile de décrire puisque nous venons de faire l'inventaire de la Quel était leur titre héréditaire? La supériorité ryenne sur la race sémitique. Le célèbre auteur du droit romain semble ici en contradiction '•.me. Il nous a précédemment en effet reprébus des vallées de l'Himalaya comme barbares, norantes au suprême degré de la vie pratique, st qu'une apparence. Ils parlaient une langue dont la perfection et la richesse accusent les facultés intellectuelles. Seulement ces facultés z eux en puissance; leur patrie primitive oe pas fourni l'occasion de les développer en les
tenté de soutenir que les Sémites adoraient ieu, tandis que l'Aryen était polythéiste (^}, plus inexact. A l'origine les deux peuples . l'existence de divinités multiples. Le monopénétré chez les Aryas qu'avec la doctrine du illeurs, ajoute dédaigneusement Ihering, « la constitue nullement tout l'être d'un peuple, si qu'un côté très important peut-être, mais issi assez insignifiant ». Ce qui a induit Renan , différence entre les Aryas et les Sémites à la i un seul ou en plusieurs dieux, c'est que les les Arabes étaient monothéistes. Ils ne le fuibord ; ils le devinrent grdce à Moïse et en par-
générale et lyslcme vumparé des tangues sémitiques, 185&.
D APRES UiNE OEUVRE POSTHUME. 15 j
tie à Mahomet. Mais les Assyriens, les Phéniciens, les Babyloniens ne pratiquaienl-ils pas le polythéisme? Chez eux la divinité n'a jamais brisé les liens de la nationalité qui l'enserraient. On peut remarquer au contraire que jamais les Aryas n'imposèrent à l'étranger leurs dieux; ils étaient tolérants. Ne serait-ce point là un signe de leur supériorité native?
Quoi qu'il en soit, et quelqu'opinion que l'on conçoive sur ce point, ce qui met la race aryenne en contact avec celle de Babylone et par conséquent avec sa civilisation, ce fut sa migration. En franchissant l'enceinte abrupte de ses montagnes, elle aperçut soudain la lumière et ce soleil la réchauffa; il fit germer et épanouir sur un sol nouveau des qualités jusqu'alors stérilisées.
Qui nous apprend son départ? La tradition, non pas une tradition vague, mais un souvenir religieusement conservé chez les Romains et élevé à la dignité d'institution publique. C'est le ver [sacrum, mentionné par Festus et Tite- Live. En cas de péril national, on vouait aux dieux, au nom de l'Etat, tous les êtres, humains ou animaux, dont la naissance était attendue au printemps suivant. Lorsque les enfants ainsi voués atteignaient l'âge adulte, ils devaient quitter Rome pour chercher au loin une autre patrie. C'est là du moins ce que rapporte Festus; toutefois Tite-Live rectifie son assertion en disant que le vœu était fait avec un terme de cinq années, que son exécution était soumise à un décret populaire, enfin qu'il ne s'appliquait pas aux êtres humains, mais seulement à quatre espèces de bestiaux. En réalité, le ver sacrum dont les Romains avaient perdu le sens originaire était la commémoration du départ des Aryas, leurs ancêtres, de la patrie primitive. C'était une figure de l'émigration asiatique qui peupla l'Europe, figure bien significative, car toutes les cérémonies du vœu se trouvent facilement expliquées par l'antique exode des Aryas. Le péril commun, n'est-ce pas la pléthore de leur population et la crainte d'une famine? La jeunesse des deux sexes condamnée à s'expatrier ne rcprésente-t-elle point les Aryas
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valides et aptes à porter des armes qui sont accompagnés de leurs femmes et de leurs troupeaux? L'offrande aux dieux des jeunes têtes de bétail ne nous rappelle-t-ellc pas qu'il s'agit d'un peuple pasteur, et le décret qui ordonne l'accomplissement du vœu national n'indique-t-il pas que celte offrande n'était point volontaire, qu'elle était imposée par une loi? Pourquoi enfin le printemps, et non une autre saison, si ce n*est en mémoire de l'époque à laquelle nos aïeux de l'Inde se mirent en marche au 1" mars, juste à la date où, à Rome, le feu sacré devait s'éteindre dans le temple de Vesta et être rallumé par les vierges préposées à sa garde? Il n'est pas jusqu'à la fête romaine des Carisiia, célébrée le 22 février, qui ne remémore le repas joyeux donné aux émigrants à la veille de prendre congé de leurs voisins et de leurs parents. Ce repas fut sans doute précédé d'un sacrifice funéraire dont le souvenir s'est perpétué dans la légende des Hirpiniens, peuple italique de la tribu des Sabins, que Tite-Live nous a transmise.
Il serait facile de multiplier les citations et les rapprochements, car sur ce chapitre qui le ramène sur son terrain favori, le droit et l'histoire de Rome, le savant romaniste est inépuisable. Mais il faut se borner. Âjoutoas cependant que, fidèle à son mode d'interprétation antérieur, Ihering décrit la migration des Aryas à l'aide de déductions dont la logique lui paraît impeccable. Ainsi à ses yeux, l'indissolubilité du lien conjugal — un des plus impérissables services rendus par les Indo-Européens à l'humanité, dit-il — n'a d'autre origine que leur exode. Précédemment ils étaient polygames de fait, sinon de droit; mais la polygamie est inconciliable avec une expédition lointaine dans des contrées inconnues, oii les femmes suivent leurs époux et doivent être nourries aux frais communs. La monogamie dut être une condition mise au départ des hommes mariés, qui prirent en outre l'engagement de ne plus jamais se séparer de leur femme. Les féciaux, les pontifes romains sont d'origine aryenne; ils