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FÜNAPE.
proposons de lire avec Wyltenbach (t) Kxtvk; yopà^, au lieu de xotvxp aopctpopài, c’est-à-dire, diverses époques mesurmt i histoire de la philosophie. Nous inclinerions même à lire encore, avec Wyttenhach , ro' rüv rphuv y/Asffsywv yévot xju f/'ç EéGypov théreivcv au lieu de iphrav (i) ; car iphrrav appliqué aux philosophes de la troisième époque , qu’Eunape honore sans doute , mais dont il n’écrit pas l’histoire, semble une exclusion injurieuse pour les philosophes de la quatrième, dont il est l'historien , et dont les grandes vues et l'originalité méritaient bien mieux l'épithète A'àpiarav, que l’élégante érudition des sophistes qui les avaient précédés.
L’ouvrage d’Eunape commence à Plotin et va jusqu’aux temps mêmes d'Eunape. Voici la liste des auteurs qu’il embrasse : Plotin, Porphyre, Jamblique, Édcsiti8, Maxime, Priscus, Julien, Proércsius, Épiphanius, Diophante, Sopolis, Imerius, Parnasius, Libanius , Ara ci us , Nymphidianus , Zénon , Magnus , Oribase, Jonicus, Chrysanlhc, Épigonus, Ccronicianus. On voit par cette liste qu'il n'y est pas question seulement de philosophes, mais de rhéteurs et de médecins, et de tous ceux ou presque tous ceux qui se distinguèrent dans les lettres et les sciences , pendant cent cinquante ou deux cents ans ; car il manque à celte liste un bien petit nombre de noms remarquables.
0) T. ii, p. ii. — (j) Ibid., U.
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IUNAPK. *11
Mai» , pour ne pas exciter trop vivement l'attente du lecteur, nou» nous empressons de lui rappeler qu’Eunape n'est pas un historien, mais un biographe, et qu'il ne s’agit point ici des doctrines de ces dilférents personnages , mais des détails de leur vie , détails assez peu importants par eux-mêmes , et qui ne prennent un véritable intérêt que par les inductions qu'ils fournissent , réunis et comparés , sur le caractère général des hommes et des temps auxquels il se rapportent. Etdans ces biographies , il faut encore distinguer deux parties : l’une, où l’auteur traite de temps et d'hommes qu'il ne connaît que par tradition : l'autre, où il parle de temps où il a vécu cl d'hommes qu'il a vus et connus lui-même. Il glisse sur les premiers et ne s'appesantit que sur les seconds. Il y a peu de choses sur Plotin , il y en a un peu plus sur Porphyre , un peu plus encore sur Jamhlique ; mais ensuite les biographies deviennent plus étendues. En effet, depuis Édesius , Eunapc se trouve pour ainsi dire en famille. Édcsius a été le maître de Chrysanthe, parent d'Eunape ; Proérésitts a été son maître, et Oribase son ami intime. C'est alors un contemporain qui parle de ses contemporains , c’est le membre d’une société qui écrit les mémoires de cette société , et nous entretient des hommes plus ou moins distingués qui la composaient , des événements qui se passaient dans leur intérieur, et même indirectement des événements publics, qui arrivaient jusqu'à eux et les atteignaient dans leurs idées , leurs affections ou leurs intérêts. I, ouvrage d'Eunape,
Eimpiî.
depuis Édcsius , est donc en quelque sorte le procèsverbal de cette petite société de professeurs de grammaire , de médecine, de rhétorique et de philosophie. Avant eux, et comme à leur tête, se présentent trois hommes supérieurs , Plotin , Porphyre et Jamblique.
Eunape n’accorde guère plus d’une page à Plotin. l,a raison qu’il en donne , c’est que tout le monde le connaît , et que Porphyre , son élève , en a donné une biographie à laquelle il n'y a rien à ajouter. Eunape n’a donc rien de mieux à faire que d’y renvoyer, et il n’y ajoute qu’un seul trait, savoir, la mention de la patrie de Plotin. Porphyre n’en dit pas un mot, et on le conçoit, comme l'ont très-bien remarqué les deux critiques, puisqu'il s'agit d’un homme auquel les conditions temporelles de l’existence étaient si importunes, et qui se trouvait si mal à l'aise dans la prison de son corps et de ce monde , qu’il ne voulait pas laisser faire son portrait , et ne se souciait pas de dire quelle était sa famille et sa patrie terrestre (t). Eunape atteste que Plotin était d’Égypte eide Lycopolis (2). Sa renommée avait jeté un tel éclat et laissé un si profond souvenir, qu'Eunape , plus d’un siècle après sa mort , dit que ses autels sont encore brillants, cl que scs ouvrages 11e sont pas seulement entre les mains des hommes éclairés plus que tous les autres ouvrages platoniciens , mais que le vulgaire même , s'il est un système de philosophie auquel il fasse attention , s'occupe de celui-là (s).
(t) Porphyre, Vie de Plolin. — (2) T. 1 , p. 6.
(5) Ibid. Toutou IHutIvou Sep/toi fioifiol vûv, /ai rà
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