UNE NIÈCE DE LA DU BARRY
Barry, attachée au service de la comtesse d'Artois, qui était traitée par toute la famille royale comme « tous ceux qui portent ce nom ». Mercy veut y voir un effet de ses conseils; il se vante. La dauphine n'avait pu voir sans quelque pitié la <r grande souffrance ^ de cette nièce, qui, d'ailleurs, était née de condition, et qui avait une place à la cour. Sa conduite envers cette femme n'était pas un succès diplomatique du ministre d'Autriche, c'était un simple mouvement de sa générosité naturelle.
J'ai peur qu'on ne trouve bien longs les détails de cette lutte intime, si souvent près d'être inconvenanle, que soutenait depuis quatre ans contre sa mère et contre le ministre qui la représentait, une jeune femme, âgée de quatorze ans et demi, quand la lutte avait commencé, et qui, à la date des dernières lettres, n'en avait pas encore dix-huit. Mais j'ai cru que le lecteur s'intéresserait, comme je m'y suis intéressé moi-même, aux résistances exemptes d'éclat et tempérées par de légères concessions, de cette jeune conscience; à ses scrupules de fille obéissante et à ses fiertés de princesse autrichienne ; à sa dignité de future reine de France ; à ces tiraillements misérables dont elle ne s'arrachait que par des distractions imprudentes ou violentes, au risque de sa sauté et de