LÀ GUERRE CIVILE
t-il marcher; mais il y a si longtemps que son sang se porte à celte partie-là et lui en 6te l'usage, que je ne me résoudrai à le croire guéri que lorsque je le verrai marcher, >
Le 24 octobre suivant^ elle n*a plus guère d'espérances. € Le malade a toujours de l'engourdissement dans les jambes; il est à craindre que cela ne gagne les jointures, et qu'il n'y ail plus de remède. » Triste, mais vive peinture de ce pauvre roi, qui ne sut ni attaquer ni se défendre, ni refuser ni consentir; jugeant les autres par son cœur inoffensif et doux, au lieu de les juger par son bon sens; ne désespérant jamais, ce qui n'est une qualité que chez les gens qui agissent ; d'ailleurs, si pesant d'esprit et de corps, qu'il dut lui arriver souvent de confondre son peu de goût à se remuer avec la prudence; tantôt résigné à son rôle de plus en plus humiliant de roi sous la dictature de l'anarchie, tantôt se laissant tenter de reprendre le tout et finissant par abandonner aux mains de la Révolution quelques lambeaux de plus de la dépouille royale.
C'est un des traits à l'honneur de ce pauvre prince, •qu'il n'eut pas un moment la pensée de se défendre par la guerre civile. S'il fut résolu sur un point, c'est sur celui-là; il le fut à la manière d'un homme qui n'en avait pas même admis la délibération ni dans ses conseils ni avec lui-même. Ilestbienvrai que, la fuite réussissant, c'était la guerre civile ; mais il ne le crut