‹ Nouveaux mélanges d'histoire et de littératureChapitre 63 sur 76 · De V Architecture f préface du livre IV · texte numérisé non relu

De V Architecture f préface du livre IV

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Un contemporain d'Héliogâbale, Élien, donne à Zolle Amphipolis pour patrie, et pour maître un certain Polycrate, rhéteur athénien, qui composa, dit-on, la harangue d'Anytus contre Socrate. Selon lui, Zoïle fut surnommé le c chien rhéteur ». Il avait la barbe longue et la tète rasée jusqu'à la peau. Son manteau ne descendait que jusqu'au genou. Tout son plaisir était de médire et son unique occupation de chercher les moyens de se faire haïr. Un homme lui demandant pourquoi il s'obstinait à dire du mal des gens :

— C'est, dit Zoïle, parce que je ne puis leur en faîre^ malgré l'envie que j'en ai*.

Si Ton tenait à expliquer d'où vient celte différence de jugement chez les deux nations au sujet de Zoïle, on pourrait dire qu'en leur qualité de Grecs, plus ou moins imbus de l'esprit sophistique, Denys d'Hali carnasse et Porphyre ont dû ménager dans Zoïle un Grec et un sophiste. Élien et Varron, n'ayant aucune raison de lui être favorables, ont cru le pire. Pour peser ces témoignages, encore faudrait-il pouvoir les contrôler, et les pièces du procès manquent. Il faut donc resler dans l'incertitude et dire avec Ovide: «La basse envie ravale le génie du grand Homère ; qui que tusoiSy Zoïle, c'est à lui que tu dois ton nom*. »

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