‹ Nouveaux mélanges d'histoire et de littératureChapitre 70 sur 76 · Aristote, Quœstiones homericœ, l. IV, n · texte numérisé non relu

Aristote, Quœstiones homericœ, l. IV, n

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sion auquel n'échappent pas les plus grands penseurs, l'habitude de voir loin l'a empêché de voir ce qui était à ses pieds? Ulysse, parti en courant à la voix de Minerve, se débarrasse de son manteau; n'est-ce pas tout simplement pour courir plus vite? S'altardet-il à haranguer la foule? Non. Il court droit à la tente d'Agamemnon. C'est là qu'est l'autorité suprême. C'est de là, si la continuation de la guerre est décidée, que l'ordre en devra partir.

Et c'est de là en effet qu'armé du sceptre qui sert de gage à ses paroles, il va de chef en chef, leur disant qu'ils « se sont mépris sur la déclaration d'Agmemnon; qu'ils n'ont pas entendu ce qui s'est dit après dans le conseil ; qu'on a voulu seulement mettre leur courage à l'épreuve ». Sur son chemin, il rencontre un harangueur du peuple (c vociférant le départ ». Il le frappe de son sceptre. Arrivé devant Thersite, au moment où celui-ci tenait d'insolents propos contre les chefs, il rabat sa jactance d'un coup du même sceptre asséné sur ses épaules. Le sang jaillit, Thersite pleure et les Grecs rient. La cause de la guerre est gagnée. Aux préparatifs de départ succèdent des préparatifs de combat.

Dans l'exemple suivant, tiré de VOdyssée^y l'explication d'Aristote est encore plus contestable. Lanour-

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