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OU Zoïle qui, dans une paraphrase plus que libre, compare Ulysse « au boudin qui rôtît sur le gril > ? En tout cas, Perrault, pas plus que Zoïle, ne tolérait qu'Homère appelât les choses par leur nom, en un temps ou les choses comme les noms étaient dans les mœurs du siècle qu'Hésiode appelait <l le siècle des héros ».
En somme, et quoi qu'ait pu faire Zoïle pour que sa critique d'Homère eût le caractère et produisît le scandale de ce que Boileau appelle « une horrible diffamation* », quelle proportion y a-t-il entre ce délit littéraire, si délit il y a, et la mort, par l'un ou l'autre des trois genres de supplice dont la tradition le fait mourir? Cependant, sur le fait même de cette mort, non plus que sur la qualification de parricide, qui fut donnée à sa malheureuse critique, il n'y a pas de contradiction. Ce fut désormais une légende qui, de la Grèce alexandrine, passa en Italie, où elle ne fit pas naître plus de scrupules que de doutes.
A vouloir éclaircir ou contester le fait, on perdrait son temps et sa peine. Il n'y a guère qu'à se demander comment, parmi les hommes illustres de l'antiquité et des temps modernes, il a trouvé des garants et des approbateurs.
Le premier qui ait tenu pour vrai le supplice de Zoïle, c'est Vitruve, dont j'ai cité plus haut les paroles.